De nombreux articles et émissions nous alertent sur l’érosion continue de la biodiversité depuis plusieurs décennies. L'Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) a d’ailleurs classé en plusieurs catégories – de « préoccupation mineure », à « danger critique d'extinction » ou même « éteinte » – toutes les espèces du globe. Mais que cela signifie-t-il à l’échelle de la France, de notre région, ou même de notre commune ? Pouvons-nous agir concrètement et efficacement sur ces dynamiques qui semblent dépasser toutes les frontières ?
D’après l’UICN, la première cause directe de disparition d’une espèce, est la destruction, la dégradation, ou la fragmentation de son habitat. Il est en effet très facile de constater que les activités agricoles intensives, l’urbanisation, ou les grands ouvrages routiers, peuvent impacter très fortement les populations d’une espèce.
Or, de par leur variété, les paysages français abritent un grand nombre d’espèces animales et végétales. Ces dernières ont donc besoin d’y trouver des conditions très spécifiques pour y prospérer. En ce sens, la préservation d’habitats de qualité apparait comme un enjeu clef, qui est à réfléchir globalement (notion de corridors écologiques de la « Trame Verte et Bleue » par exemple), mais aussi localement, avec l’implantation d’éléments « agro-écologiques » (haies, bandes enherbées, jachères…) au sein des terres cultivées, ou de « passages à gibier » au-dessus des grandes voies de circulation.