La base de données peut également intégrer divers paramètres environnementaux, tout particulièrement les caractéristiques de l’habitat à l’échelle de la route, permettant de prévoir l’évolution de l’abondance des populations en fonction de la modification des habitats. A titre d’exemple, une analyse statistique des tendances évolutives par grand type d’habitat a été effectuée pour l’Alouette des champs aboutissant ainsi à des propositions de gestion de l’habitat cultivé qui accueille les effectifs les plus importants.
La pérennité de ces suivis doit permettre d’obtenir des tendances fiables et utiles pour les gestionnaires, en particulier les organismes cynégétiques. En effet, parmi les oiseaux migrateurs chassables en France, les migrateurs terrestres représentent un potentiel important sur la majeure partie du territoire national.
1 Le 2ème comptage (décembre) a été ajouté au protocole de l’enquête hivernants depuis 2006 seulement.
Les données du réseau « oiseaux de passage » sont également comparées aux données de divers programmes de recherche menés au sein de l’ONCFS, comme celui sur la démographie des colombidés nicheurs en France ou celui relatif au suivi de l’écosystème des prairies de fauche pour des espèces de milieu ouvert comme l’Alouette des champs et la Caille des blés.
Les résultats obtenus à l’échelle nationale sont à comparer à ceux du programme STOC (Suivi Temporel des Oiseaux Communs) assuré par le Centre de Recherches sur la Biologie des Populations d’Oiseaux (CRBPO) au Muséum National d’Histoire Naturelle, notamment sur les alaudidés (Alouettes des champs et lulu), les colombidés (Pigeons ramier et colombin, Tourterelles des bois et turque), turdidés (Merle noir, Grives musicienne, draine et litorne) et Caille des blés. Les différences dans les tendances d’évolution mises en évidence pour quelques espèces mériteraient d’être analysées plus précisément par les organismes concernés.
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