Les réseaux nationaux d’observation
de la faune sauvage

L’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage attache une attention particulière au suivi patrimonial de la faune sauvage, notamment des espèces chassables. Pour cela, il a décidé, en 1985, de créer des réseaux de correspondants spécifiques, pour chaque espèce ou groupe d’espèces, structurés à l’échelle départementale.

Ces réseaux ont un objectif essentiel : établir le plus précisément et le plus régulièrement possible, l’état de conservation de plusieurs populations animales en France. Si l’objectif est concis, la mise en œuvre et le diagnostic s’avèrent complexes.

Les dénombrements réalisés par les observateurs s’appuient sur des protocoles publiés (Protocoles normalisés de dénombrement et de suivi de la faune sauvage – ONCFS, 2005) reconnus comme les plus fiables par l’ensemble des spécialistes. Certains ont été mis au point spécialement pour ces réseaux. Ils nécessitent en général des moyens humains et financiers importants. Environ 3000 personnes, principalement de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage et des Fédérations Départementales des Chasseurs, mais aussi des chasseurs et des naturalistes bénévoles, participent aux activités des réseaux.

L’utilisation de méthodologies éprouvées, associée à des efforts constants pour former et évaluer les compétences des correspondants, est sans doute le meilleur garant de la valeur de la pertinence des résultats. Coordinateurs et correspondants suivent un stage de spécialisation propre à chaque réseau et doivent satisfaire à un contrôle des connaissances.

Les informations collectées présentent un intérêt particulier tant à l’échelle nationale que régionale. Elles constituent une aide précieuse pour dresser l’état des lieux d’un patrimoine naturel. Plus généralement, elles peuvent servir aux administrations en charge des problèmes d’environnement. Aussi les données récoltées par les réseaux sont-elles disponibles sous certaines conditions. Des résultats synthétiques sont publiés dans des revues techniques et scientifiques, en particulier la revue « Faune Sauvage ».

6 réseaux concernant plus de 50 espèces fonctionnent sur ce modèle (schéma ci-contre).

Il faut y ajouter l’Observatoire des Galliformes de Montagne, organisé comme un G.I.S. regroupant plus de 40 partenaires des Alpes et des Pyrénées.

Les responsables de ces réseaux sont des spécialistes, aptes à jouer un rôle d’expert dans le domaine d’activité du réseau qu’ils animent.

  • Oiseaux d'eau

  • Ongulés sauvages

  • Bécasse

  • Perdrix - Faisan

  • Oiseaux de passage

  • Observatoire des
        galliformes de montagnes

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