Sur quels dispositifs repose le suivi des mammifères chassables ? |
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| Le travail du réseau « Ongulés sauvages »
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Constitué en 1985 lors de la mise en place, sous l’égide du Muséum National d’Histoire Naturelle, de l’inventaire zoogéographique des populations de Cerf élaphe en France, ce réseau s’est étendu à tous les Départements de la France métropolitaine grâce à un partenariat entre l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage et les Fédérations Départementales des Chasseurs.
Il est, à l’heure actuelle, l’un des six réseaux nationaux d’observation de la Faune Sauvage ONCFS / FNC / FDC, animés par la Direction des Etudes et de la Recherche de l’ONCFS et s’appuyant sur la collaboration entre les Techniciens et Agents des deux structures.
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De nombreuses enquêtes nationales ont été mises en place grâce à ce réseau - enquête « collisions », Observatoire national du plan de chasse - et il sert de référence chiffrée sur laquelle se sont largement appuyés les analyses et rapports d’experts concernant la maîtrise des équilibres agro-sylvo-cynégétique.
D’abord concentré sur Cerf, Chevreuil et Sanglier, il a été récemment étendu aux Ongulés de montagne (Chamois, Isard, Mouflon).
Ses deux objectifs sont l’aide à la gestion rationnelle des populations chassables et le suivi patrimonial. |
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Les enquêtes annuelles du réseau concernent le tableau de chasse départemental de tous les Ongulés chassables et le suivi communal des tableaux de chasse du Sanglier.
Ces enquêtes « tableau de chasse » sont pour ces espèces, fortement chassées sur tous les territoires, un excellent indicateur de tendance démographique des populations et contribuent, de manière essentielle, à la connaissance objective de l’expansion démographique et géographique que connaissent ces espèces depuis l’instauration du plan de chasse, et l’instauration d’une indemnisation administrative des dégâts agricoles (causés majoritairement par le Sanglier). |
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Ces enquêtes sont précisées tous les 5 ans par une enquête communale des tableaux de chasse Chevreuil, ainsi que par l’inventaire zoogéographique des massifs à Cerf (contours des zones de présence, estimation des effectifs, des densités, confrontation aux prélèvements recensés), et des enquêtes du même genre (par unités de gestion) pour les Isards, Chamois et Mouflons.
Les espèces exotiques que sont le daim et le sika font aussi l’objet du suivi par le réseau.
Dans le domaine de la gestion, sont réalisées de manière ponctuelle des enquêtes nationales sur les modalités de chasse (organisation du plan de chasse, périodes d’ouverture, taxation des bracelets,…) et les méthodes de suivi des populations (bio-indicateurs, IK,…).
Dans le contexte patrimonial, des enquêtes ont également été réalisées pour la définition des corridors et connexions naturelles entre les massifs à Cerf (1996) et dans un certain nombre de Départements particulièrement touchés, pour le suivi des collisions avec les véhicules depuis 1984.
Une lettre d’information (disponible sur www.oncfs.gouv.fr ) est adressée chaque année aux participants du réseau et aux gestionnaires depuis 1994. Elle leur fournit les résultats traités nationalement des différentes enquêtes du réseau, ainsi que des informations sur les recherches et études (thèses,…) en cours sur la démographie et sur les outils de gestion des espèces d’Ongulés. Des réunions régionales avec les correspondants du réseau et des stages de formation sont organisés en tant que de besoin. |
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| Les enquêtes petits carnivores |
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Le suivi des petits carnivores chassables est un exercice difficile à assurer sur le long terme pour deux raisons.
Leur vaste répartition pour la majorité des espèces rend peu « intéressante » la simple donnée de présence /absence.
Leur comportement nocturne, leur faible visibilité et la pression de chasse et de piégeage assez faible et très hétérogène qui s’exerce sur eux, font qu’aucune approche quantitative ne peut être généralement établie à partir de méthodes éprouvées (sauf pour le Renard). |
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Le suivi à long terme est donc organisé sur la base d’un relevé permanent d’indices de présence à l’échelle communale par les agents de terrain de l’ONCFS, par l’exploitation des statistiques de l’Union Nationale des Piégeurs Agréés de France (UNAPAF) et des déclarations administratives.
Pour les espèces plus marginales (Chien viverrin, Raton laveur, Vison d’Amérique) ces relevés permettent de suivre l’évolution temporelle de leur aire de répartition en France.
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Le monitoring sur les territoire de référence
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Toutes les espèces à vaste aire de répartition pour lesquelles aucune méthode de dénombrement n’est disponible avec un bon rapport coût/efficacité, peuvent néanmoins être correctement suivies à travers un ensemble de territoires de référence. Ces territoires, suivi par les équipes techniques de l’ONCFS et des FDC, existent pour les Lagomorphes (Lapin de garenne et Lièvre), pour les Mustélidés (Fouine et Martre) et pour les Ongulés sauvages.
Ils bénéficient d’un investissement technique plus poussé : relevés des tableaux de chasse et décompte de la fécondité ou du succès reproducteur (âge/ratio), capture-recapture d’animaux marqués, comptages répétés. Ces territoires permettent de caler des estimations de densité, des taux de prélèvement cynégétiques, de calibrer des méthodes indiciaires et d’alerter sur des fluctuations démographiques importantes. |
La recherche en dynamique des populations, l’estimation des paramètres démographiques et de leur amplitude de variation. |
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Lorsque c’est possible, la modélisation en dynamique de population permet de suivre, à long terme, les évolutions démographiques des populations en explicitant mieux les principaux facteurs de causalité (succès reproducteur, survie adulte, survie juvénile, mortalité additionnelle : chasse, maladie ; sur ou sous/densité,…).
Ces modèles sont étudiés depuis plus de 15 ans par l’ONCFS et sont déjà bien avancés pour les espèces suivantes :
Chevreuil, Chamois, Isard, Cerf, Mouflon : les principaux paramètres démographiques sont maintenant connus ainsi que leur amplitude de variation
à perfectionner pour Lièvre, Sanglier, Lapin de garenne : la connaissance des paramètres reste à affiner
très difficiles à réaliser expérimentalement pour les petits carnivores
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