Un réseauChasse

La vie associative de la chasse se structure autour de la Fédération Nationale des Chasseurs et des Fédérations Départementales et Régionales.

UN RESEAU ?

Présentation

Les représentants de ces associations sont élus démocratiquement tous les trois ans ; ils expriment la diversité de la chasse française.

La Fédération Nationale des Chasseurs assure la promotion et la défense de la chasse et des chasseurs auprès des instances nationales et européennes. Elle coordonne les Fédérations Régionales et Départementales et associe à ses actions les associations spécialisées.

Les Fédérations Régionales des Chasseurs apportent un appui technique et scientifique aux Fédérations Départementales. Elles travaillent en relation avec les partenaires régionaux pour construire des dossiers interdépartementaux, obtenir des financements, etc.

Les Fédérations Départementales des Chasseurs organisent et structurent la chasse dans chaque département. Avec un personnel administratif et technique, elles assurent des missions de gestions de la faune sauvage et de ses habitats, forment et informent les chasseurs ainsi que le grand public.

La Fédération Nationale des Chasseurs

La Fédération Nationale des Chasseurs (F.N.C) assure la représentation des fédérations départementales et interdépartementales des chasseurs au niveau national.

La Fédération nationale des chasseurs est chargée d'assurer la promotion et la défense de la chasse ainsi que la représentation des intérêts cynégétiques. Elle coordonne l'action des fédérations départementales et interdépartementales des chasseurs ainsi que celle des associations de chasse spécialisées.

La F.N.C élabore une charte de la chasse en France pour exposer les principes d'un développement durable de la chasse et sa contribution à la conservation de la biodiversité. Ce document établi un code de comportement du chasseur et des bonnes pratiques cynégétiques qui doivent être mis en oeuvre par chaque fédération départementale et interdépartementale des chasseurs et ses adhérents.

Elle peut être consultée par le ministre chargé de la chasse sur la mise en valeur du patrimoine cynégétique, la protection de la faune sauvage et de ses habitats et les conditions de l'exercice de la chasse.

La F.N.C détermine chaque année en assemblée générale le montant national minimum et le montant national maximum de la cotisation du à la fédération départementale des chasseurs par tout chasseur et par tout territoire adhérent ainsi que le montant de la cotisation qui lui est versée par chaque chasseur de grand gibier ayant validé un permis de chasser national.

La Fédération nationale des chasseurs gère un fonds assurant, d'une part, une péréquation entre les fédérations départementales des chasseurs en fonction de leurs ressources et de leurs charges et, d'autre part, la prévention et l'indemnisation des dégâts de grand gibier par les fédérations départementales des chasseurs.

La Fédération Nationale des Chasseurs (F.N.C) coordonne les projets et la réflexion à mener sur le long terme.

Elle est :
 
  • force de propositions auprès des instances politiques et administratives nationales
  • force de coordination auprès des structures de la chasse française
  • La Fédération Nationale intervient dans les domaines suivants :

    1. Réglementation et législation :

    La Fédération Nationale est consultée par le Ministre de l'Environnement et sa Direction de la Nature et des paysages sur les textes législatifs et réglementaires en préparation. Elle coordonne et finance les interventions juridiques des fédérations lors des recours présentés devant les tribunaux administratifs ou le Conseil d'Etat.

    2. Dossiers européens et internationaux :

    La Fédération Nationale se charge de l'étude des documents internationaux concernant directement ou indirectement la chasse et propose leur adaptation.

    3. Communication :

    La Fédération Nationale assure la conception, la réalisation et le suivi des actions nationales de communication pour la chasse (relations presse, relations publiques, publicité, édition).

    4. Questions techniques et scientifiques :

    La Fédération Nationale est en charge de la coordination et de la valorisation des actions des services techniques des fédérations. Pour cela, elle est également en liaison avec les différents services de l'Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage Notamment.

    5. Dégâts de gibier :

    La Fédération Nationale coordonne la politique nationale relative aux dégâts de grand gibier (indemnisation, prévention, études techniques).

    Les Fédérations Départementales des Chasseurs

    Les Fédérations Départementales des Chasseurs fédèrent les chasseurs de chaque département et participent à la gestion des espèces et des espaces. Elles sont l'instance officielle de la chasse sur le plan départemental. Avec près de 1500 collaborateurs, les fédérations s'imposent comme le premier employeur national d'écologues.

    La Fédération Départementale des Chasseurs (F.D.C) a pour objet de représenter les intérêts des chasseurs dans le département y compris devant les différentes juridictions, d'aider tous ses adhérents et de coordonner leurs efforts en vue d'améliorer la chasse dans l'intérêt général.

    La fédération départemental des chasseurs participe à la mise en valeur du patrimoine cynégétique départementale et à la protection de la faune sauvage et de ses habitats.

    Elle apporte son concours à la prévention du braconnage et à la gestion des habitats de la faune sauvage.

    Elle organise la formation des candidats aux épreuves théoriques et pratiques de l'examen pour la délivrance du permis de chasser. Elle organise également des formations ouvertes aux personnes titulaires du permis de chasser pour approfondir leurs connaissances de la faune sauvage, de la réglementation de la chasse et des armes.

    Elle conduit des actions d'information, d'éducation et d'appui technique notamment à l'intention des gestionnaires des territoires et des chasseurs. Elle coordonne les actions des associations communales ou intercommunales de chasse agréées (A.C.C.A).

    Elle conduit des actions de prévention des dégâts de gibier et assure l'indemnisation des dégâts de grands gibiers et de sangliers conformément aux articles L.426-1 et L.426-5 du code de l'environnement.

    Elle élabore, en association avec les propriétaires, les gestionnaires et les usagers des territoires concernés, un schéma départemental de gestion cynégétique, conformément aux dispositions de l'article L.421-7 du code de l'environnement.

    La fédération départementale des chasseurs peut recruter, pour l'exercice des ses missions, des agents de développement mandatés à cet effet. Ceux-ci veillent notamment au respect du schéma départemental de gestion cynégétique.

    La fédération départementale des chasseurs peut exercer les droits reconnus à la partie civile en ce qui concerne les faits constituant une infraction aux dispositions du titre II du livre IV du code de l'environnement et des textes pris pour son application et portant un préjudice direct ou indirect aux intérêts collectifs, matériels et moraux qu'elle a pour objet de défendre.

    L'activité de chaque fédération s'articule autour de huit directions :

    1. Organisation et structuration de la chasse :

    Gestion des prélèvements :

    Les fédérations organisent la gestion et l'encadrement des prélèvements des espèces gibier et participent activement à l'aménagement et à la sauvegarde de leurs habitats.

    Gestion des territoires :

    • à l'échelon communal, les fédérations rassemblent des territoires au sein d'associations (communales, privées, Association Communale de Chasse Agréée. (A.C.C.A) )

    • à l'échelon intercommunal, les fédérations encouragent la création de groupements d'intérêt cynégétique (GIC) ; vastes territoires sur lesquels se pratique une gestion concertée du gibier entre détenteurs de droits de chasse

    2. Formation et information des chasseurs et du grand public :

    Formation initiale, formation permanente du chasseur…

    • préparation théorique et pratique à l'examen du permis de chasser

    • formation continue des responsables de la chasse, des gardes particuliers, des piégeurs agréés…

    Information du grand public :

    • organisation de réunions d'information et de formations (conférences, films, expositions…)
    • diffusion de bulletins de liaison et autres publications diverses sur la chasse, la faune sauvage, la nature...
    • intervention en milieu scolaire

    3. Mission d'agence technique au service de la faune sauvage :

    Protection et gestion de la faune.

    Les fédérations réalisent des études, collectent des observations et participent financièrement à des travaux de recherche scientifique pour la protection :

    • des espèces sédentaires et migratrices
    • des espèces en compétition avec d'autres ou avec des activités humaines et qui exigent une régulation

    Aménagement et gestion des milieux.

    Les fédérations :

    • subventionnent des aménagements
    • acquièrent des territoires
    • créent et aménagent des réserves (où la chasse est interdite)
    • participent à la prévention des incendies de forêts
    • collaborent avec le monde agricole et forestier pour la sauvegarde et la création d'habitats favorables à la faune sauvage
    • sauvent des zones humides menacées

    4. Mission de protection de la nature :

    Les fédérations interviennent

    Dans toute modification ou atteinte à l'environnement :

    • participation aux décisions en matière d'aménagement et de mise en valeur de l'espace naturel
    • proposition de solutions dans le cadre de la lutte contre les effets négatifs de la déprise agricole
    • participation à des programmes de mise en valeur des jachères en faveur de la faune sauvage

    Pour la défense de l'environnement :

    • actions devant les tribunaux en cas d'atteintes à l'environnement

    Pour mener des actions pédagogiques sur la connaissance de la faune sauvage :

    • animation de programmes d'éducation pédagogique
    • encadrement des classes vertes
    • animation dans les écoles

    5. Mission de représentation officielle de la chasse dans chaque département :

    Les fédérations concourent à des missions d'intérêt général. Elles interviennent en qualité de conseil auprès des préfets et de :

    • la Direction Départementale de l'Agriculture et de la Forêt
    • l'Office National des Forêts
    • l'Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage
    • la Direction Régionale de l'Environnement
    • la Chambre d'Agriculture

    6. Lutte contre le braconnage :

    Les fédérations participent à la lutte contre le braconnage et à la surveillance des territoires conformément à la loi. Cette mission est assurée par des garderies de proximité (Gardes particuliers, Agents de FDC).

    7. Participation à des actions techniques d'intérêt général :

    • recensement des effectifs d'oiseaux sédentaires et migrateurs
    • surveillance sanitaire de la faune
    • information sur la biologie des espèces
    • mise en place d'outils de gestion des populations animales
    • récolte des données dans le cadre des réseaux de surveillance de la faune sauvage

    8. Soutien à des missions de service public :

    • préparation à l'examen du permis de chasser
    • constats des dégâts commis par le grand gibier aux cultures
    • instruction et indemnisation des dossiers d'indemnisation de ces dégâts
    • police et surveillance de la chasse

    Les Fédérations Regionales des Chasseurs

    La Fédération Régionale des Chasseurs (F.R.C) assure la représentation des fédérations départementales et interdépartementales des chasseurs de la région administrative.

    Les FRC :

    Une mission de coordination :

    Elle organise la coopération entre les fédérations départementales et interdépartementales des chasseurs et assure la coordination de leurs activités en liaison avec la Fédération Nationale des Chasseurs, notamment pour la gestion des dégâts de grands gibiers et de sangliers.

    Une mission de représentation et de partenariat :

    La Fédération Régionale des Chasseurs est consultée par le représentant de l'Etat dans la région pour l'élaboration des orientations régionales de gestion de la faune sauvage et d'amélioration de la qualité des habitats prévues à l'article L.421-7 du code de l'environnement.

    L’Association des Jeunes Chasseurs

    L’Association des Jeunes Chasseurs

    Bulletin d'information de la Commission Nationale Jeunes Chasseurs : cliquer ici

    La chasse a besoin des jeunes

    La Chasse a un besoin vital des jeunes : un groupe social qui ne se renouvelle pas est condamné à disparaître. Avec leurs idées, leurs réflexions, leurs projets, leur dynamisme, les jeunes sont capables de faire progresser la chasse et de la pérenniser. Conscientes de cette nécessité d’accueillir, d’écouter les jeunes, de les intégrer dans des structures consultatives ou décisionnelles, de les laisser s'exprimer et travailler, les fédérations des chasseurs ont encouragé et provoqué la naissance de structures associatives ou informelles « jeunes chasseurs ». En effet, qui peut, mieux que les jeunes eux-mêmes, s'adresser aux jeunes ?

    La création d'une association de jeunes chasseurs dans votre département ou région peut créer une dynamique et un état d'esprit nouveaux, apporter du sang neuf dans les structures, proposer aux générations montantes une image de marque de la chasse plus séduisante.

    Les jeunes parlent aux jeunes

    Les jeunes peuvent retrouver dans la chasse des valeurs qui se développent dans la société française, telles que le goût de l'effort physique, l'aventure, l'évasion de la ville loin de la pollution, l'amitié, la convivialité, la complicité avec des animaux (chiens de chasse).

    La création d'une association de jeunes chasseurs vise ce but.

    Etape n° 1 : recenser les jeunes intéressés par l'association.

    La création d'une telle structure peut aller très vite : il suffit de lancer la machine. Le premier travail étant de recenser les jeunes intéressés. Pour cela, les jeunes volontaires et les fédérations peuvent :
    distribuer un formulaire d'inscription à la future structure, lors de l'examen du permis de chasser
    présenter dans les revues fédérales des articles à l'attention des jeunes, les incitant à adhérer à la future structure en renvoyant un coupon réponse
    inviter tous les jeunes de 16 à 30 ans ayant passé leur permis sur les 3 dernières années à une réunion d'information
    solliciter la presse locale pour toucher les jeunes chasseurs

    Etape n° 2 : organiser une assemblée générale constitutive..

    Quand vous disposez d'un nombre d'inscrits suffisants, il vous reste à les inviter par courrier et à organiser l'assemblée générale constitutive, en ayant soin de la préparer soigneusement. Avant l'AG, demander en préfecture ou sous-préfecture, un imprimé de déclaration d'association.

    Au cours de cette assemblée, vous devrez :

    proposer et faire voter les statuts (des statuts types peuvent être obtenus auprès de la Fédération nationale des chasseurs)
    organiser les élections du Conseil d'administration (Président, vice-présidents, secrétaire général, trésorier, et adjoints)
    Fixer le prix de la cotisation
    créer les premiers liens qui seront la base de l'association

    Plusieurs pistes pour réussir l’assemblée générale

    Eviter les interventions trop guindées, trop solennelles.
    Alterner les phases " sérieuses " (discours, lecture des statuts, votes) avec des phases récréatives (projections de films).
    Présenter la fédération par des élus et des collaborateurs, expliquant leurs actions et les possibilités d'intégrer les jeunes dans certains programmes (exemple : comptages).
    Faire intervenir des membres d'autres associations de jeunes chasseurs, invités pour la circonstance à présenter leurs objectifs et leurs réalisations.
    Inviter également un délégué de toutes les associations cynégétiques représentatives du département, pour présenter leur association et leurs possibilités d'accueil.
    Donner la parole aux participants, pour présenter ce qu'ils attendent de cette association, dans quel sens ils souhaitent voir évoluer la chasse, etc.
    Choisir un endroit propice dans le département et une date favorable.

    Autre démarche possible permettant de mieux cerner la future association et de ne pas rater le départ : demander dans les premiers coupons réponse et formulaires d'inscription quelles seraient les personnes susceptibles de prendre une part active dans la vie de l'association (président ou membre du bureau), et inviter ces personnes à une réunion préparatoire, avant l'AG constitutive.

    Des associations de compétences

    La réussite de cette réunion, se traduisant par la création de l'association, marquera un tournant pour la Chasse dans votre département ou votre région : vous serez surpris de la fourmilière d'idées et de projets intéressants !

    L'inventaire des compétences des jeunes adhérents après la constitution de l'association est édifiant : vous y retrouverez nombre de lycéens avides de savoir sur la chasse et la nature en général, d'universitaires disposant déjà de connaissances pointues en biologie ou autre, de jeunes qui dans quelques années seront à différents postes clé de la société civile.

    Bref, autant d'éléments précieux, indispensables pour défendre la chasse d'aujourd'hui et préparer celle de demain. Des éléments trop longtemps ignorés, pendant que les associations de protection de la nature recrutaient allégrement dans le vivier des jeunes.

    Il est donc urgent de prendre le départ, même si nous avons quelques longueurs de retard, en donnant à ces jeunes l'occasion d'épanouir leurs compétences dans le monde de la chasse, de conforter leur passion naissante (c'est alors qu'elle est la plus forte) et de la communiquer à leurs amis.

    Remerciements à Sylvie Houlette, pour les photos qui ont illustré ce dossier

    Si vous souhaitez contacter une Association de Jeunes Chasseurs cliquez ici.

    Fondation pour la protection des habitats de la faune sauvage

    Une arme de chasse peut s’acquérir par donation, succession, achat, échange, etc… En fonction de ses caractéristiques, cette arme sera classée dans une des 8 catégories définies par décret Loi du 18 avril 1939 (JO du 13 juin 1939). Cette classification est reprise dans le décret du 6 mai 1995 (JO du 7 mai 1995 – n° 95-589).

    ACTEON

    Actéon œuvre pour le développement touristique de territoires ruraux à l’écart des grands flux engendrés par la mer ou la montagne. Son objectif est d’apporter à l’économie locale un volume d’activité supplémentaire par l’accueil de chasseurs et pêcheurs urbains à la recherche de territoires où exercer leur passion dans un cadre d’authenticité et de qualité.

    L’accueil local favorise une meilleure connaissance réciproque des cultures urbaines et rurales. Le projet Actéon a été lancé à l’initiative de Jacques Bodin, Président de la Fédération Interdépartementale des Chasseurs de Paris, Haute-Seine, Seine-Saint-Denis et Val de Marne (FIC Paris HSV).

    Actéon est organisé autour d’une cellule nationale et de 15 sites locaux chargés de l’organisation et de la commercialisation des produits. Ces sites adhèrent à une charte de qualité qui leur confère le label Actéon.

    Cette liste n’est pas limitative, et un contact avec le site Actéon de votre choix vous permettra d’obtenir le meilleur accueil et des informations détaillées sur les possibilités et disponibilités.

    Syndicat national des chasseurs de France

    Le Syndicat National des Chasseurs de France, auquel adhèrent les Fédérations Départementales des Chasseurs et Fédérations Régionales des Chasseurs, est l'organisme chargé de gérer les relations entre les Fédérations " employeurs " et leurs salariés au sein de trois organismes paritaires :

    La Commission Paritaire Nationale

    Elle statue sur :

    • les modifications des conventions collectives
    • les problèmes d'interprétation et d'application des conventions collectives

    Elle se prononce sur les différends :

    • collectifs ou individuels non réglés dans le cadre d'une fédération
    • d'ordre professionnel qui porteraient sur des questions non prévues par la convention

    La Commission d'Examen de Compétences

    Elle établit les conditions et modalités d'examen pour la « promotion » des personnels des Fédérations des chasseurs.

    Trois examens de contrôle de compétences sont organisés :

    • directeur
    • secrétaire administrative
    • technicien supérieur

    La Section Professionnelle Paritaire de la Chasse
    Elle élabore le plan de formation national.

    Elle soutient les Fédérations :

    • dans leurs démarches administratives liées à la formation
    • dans la conduite de projets
    • dans leurs actions de formation professionnelle continue

    Elle assure :

    • la qualité des formations dispensées
    • une bonne utilisation financière des fonds consacrés à la formation
    • l'élaboration et le montage du plan de formation

    LES MODES DE CHASSE

    Du perdreau au chien d'arrêt, en passant par la passée aux canards, le hutteau sur le littoral, la vénerie du cerf, ou le lièvre au chien courant, la chasse française revêt de nombreuses pratiques, toutes passionnantes, dans des paysages différents, magnifiés par la quête du gibier.

    Le petit gibier

    La chasse devant soi :
    C'est la chasse de plaine par excellence, procurant de grandes émotions et de grandes joies.

    FDC Ardèche, Fabrice Etienne

    La chasse avec chien d'arrêt concerne essentiellement le gibier à plumes (perdrix, bécasses, faisans, etc.). Le chien d'arrêt (Braques, épagneuls, Pointers, Setters, Griffons, etc.….) prend l'émanation du gibier, l'approche, le marque et l'arrête jusqu'à l'arrivée du chasseur. Un grand chien d'arrêt est particulièrement appréciable en plaine.

    La chasse avec chiens " leveurs de gibier " se pratique avec des chiens très vifs et très ardents comme le Springer ou le Cocker. Ils trouvent le gibier (le lapin, le faisan, la bécasse) mais ne l'arrêtent pas et le font partir sans le poursuivre. Ils peuvent travailler dans tous les types de milieux mais excellent dans les broussailles, fourrés, ronciers, etc.

    La billebaude :

    C'est la chasse des bonheurs simples et paisibles. Le chasseur parcourt le territoire à la recherche du gibier, avec un objectif précis ou à la " Billebaude ", avec ou sans chien. La chasse devant soi sans chien : on chasse ainsi les alouettes, les grives, les pigeons, les merles, en parcourant les parcelles de cultures ou de vignes, en longeant les haies etc.

    La battue :

    Des rabatteurs, armés ou non, poussent le gibier vers une ligne de tireurs postés. Pratiquée dans certaines régions françaises pour les perdrix, les faisans, les lièvres etc.
    FDC Aisne
     

    La chasse aux chiens courants :

    On lance des chiens à la poursuite du gibier et le chasseur se poste à proximité d'un passage qu'il a repéré. Cette chasse tient à la fois de la vénerie et de la battue. Le gibier chassé est le lapin et le lièvre.
     
    FDC Maine et Loire

    La chasse au furet :

    On débusque le lapin de son terrier grâce à un furet. Le furet est un petit mustélidé, comparable au putois, élevé et dressé par le chasseur. Il est introduit dans les terriers de lapins.

    FDC Vendée, A. Le Gall

    Le grand gibier

    Une arme de chasse peut s’acquérir par donation, succession, achat, échange, etc… En fonction de ses caractéristiques, cette arme sera classée dans une des 8 catégories définies par décret Loi du 18 avril 1939 (JO du 13 juin 1939). Cette classification est reprise dans le décret du 6 mai 1995 (JO du 7 mai 1995 – n° 95-589).

    La battue :

    Traqueurs et chiens rabattent bruyamment le gibier vers une ligne de tireurs postés. C'est le mode de chasse au grand gibier le plus répandu en France. Les espèces chassées sont principalement le sanglier, le chevreuil, le cerf, et, parfois en zone forestière, le chamois, l'isard et le mouflon. Ces chiens peuvent être des chiens courants (Bruno du Jura, Grand Griffon vendéen, etc.) ou des chiens de " petit pied " (Fox, Teckel, etc.). Les seconds ont progressivement supplanté les premiers, en particulier dans l'Est et le Nord de la France. Ces petits chiens décantonnent moins les animaux, mais le chasseur perd le plaisir de la "musique", celle que procure quelques grands chiens bien gorgés.

    La poussée silencieuse :

    FNC

    C'est une variante de la battue qui se développe dans un souci de meilleure gestion. Lors d'une poussée silencieuse, les traqueurs avancent sans bruit excessif, et sans chien. Les animaux sont dérangés mais ne sont pas pourchassés. Ils se présentent devant les fusils postés sans être en fuite, ce qui permet de bien les identifier pour mieux choisir les animaux "récoltés".

    Chasse à l’affût :

    FDC Vendée, A. Le Gall

    On se dissimule dans des secteurs fréquentés par les animaux. Ce mode de chasse permet l'identification précise de l'animal. Elle se pratique essentiellement au lever du jour ou au crépuscule, souvent du haut d'un affût (mirador). Les gibiers chassés sont : le cerf, le chevreuil, le sanglier, le renard.

    Chasse à l’approche ou pirsche :

    A pied, on recherche et on approche le gibier. Le chasseur explore un territoire, seul, en silence et à bon vent, pour parvenir à portée de tir d'un animal. L'usage de jumelles permet une bonne identification de l'animal avant le tir. Les animaux chassés sont le chevreuil, le cerf, le sanglier ou, en montagne, le chamois, l'isard, le mouflon.

    La chasse aux chiens courants :

    On lance des chiens à la poursuite du gibier et on se poste pour tirer à proximité des coulées fréquemment utilisées par le gibier. Cette chasse tient à la fois de la vénerie et de la battue. Elle concerne le renard, le chevreuil, le cerf et le sanglier.
     
    CRC 59/62 Th. Delefosse

    Le gibier de passage

    Les palombières :

    Chasse traditionnelle du Sud-Ouest : on capture des palombes (pigeons ramiers) avec des filets au moment de la migration d'automne.

    FDC Seine-Maritime, Daniel Vestu

    Les pantes : construite dans les bois, la palombière à filets horizontaux est une cabane d'affût au sol d'où partent les couloirs de circulation pour les hommes. Aux abords des couloirs sont aménagées de petites surfaces sur lesquelles sont tendus les filets (les pantes). Au sommet de certains arbres alentour sont disposés des appelants. L'art du "paloumaïre" consiste à attirer l'attention des vols migratoires, à les faire se poser sur les arbres autour de la palombière puis à amener les palombes à descendre sur les "sols" et, enfin, à déclencher les pantes qui se rabattront sur les palombes.

    Les pantières : ces filets verticaux d'une largeur de 10 à 20 m et d'une hauteur inférieure à 20 m sont utilisées dans une dizaine de cols des Pyrénées Occidentales (Pays Basque, Béarn) au moment des migrations d'automne des palombes. Les vols sont contraints à suivre certaines vallées par des hommes agitant des banderoles sur les hauteurs. Ensuite, on oblige les oiseaux à perdre de l'altitude en lançant des raquettes spéciales que les palombes prennent pour des rapaces et qui les font plonger au ras du sol. Si le vol a été bien canalisé, il finit par s'engouffrer dans le filet qui est rabattu par d'autres participants cachés à proximité.

    Les cabanes de chasse à tir : cette chasse permet de tirer au fusil les palombes à partir d'une cabane implantée au sol ou, plus généralement, sur un arbre ou un pylône.

    La chasse à l’affût :

    On se cache et on attend que le gibier passe à portée de tir.

    Les alouettes, les grives, les pigeons et les vanneaux peuvent être, parmi d'autres, chassés à l'affût sur les axes de passage ou les lieux de repos. Le chasseur, immobile, utilise souvent des appeaux (sifflets) ou appelants (vivants ou factices) pour les attirer.

    La grive au poste de tir :

    On tire des grives depuis une cabane aménagée spécialement.

    C'est une chasse traditionnelle du Sud de la France. Le poste de tir est construit à proximité d'arbres au centre desquels sont fixées de longues perches surmontées de branches sèches déployées en éventail au-dessus des arbres. Des cages, contenant des appelants, sont suspendues aux arbres. Les grives se posent sur les cimes et sont alors tirées au fusil.

    Poste au vif (gluaux) :

    On attrape des grives avec de la glu.

    Pratiqué en Provence. On capture des grives vivantes pour fournir en appelants les chasseurs de grives dans les "postes à feu". Posté au milieu de jeunes arbres, dans lesquels sont disposés de façon visible les gluaux (baguettes de 50 cm environ enduites de glu), le chasseur attire les grives à l'aide d'appelants (grives en cage) et en imitant leur chant à l'aide du "chilet" (sifflet). Les oiseaux attirés se posent alors sur les gluaux dont ils sont retirés immédiatement.

    Autres chasses traditionnelles :

    La tenderie aux grives : on attrape des grives avec un collet en crin de cheval. C'est une chasse traditionnelle pratiquée en automne dans les Ardennes.

    La tenderie au vanneau : on capture des vanneaux avec des filets au sol. Cette chasse traditionnelle se pratique dans les Ardennes, sur une vingtaine de communes.

    Les matoles : on capture des alouettes sous des petites cages.
    FDC Aisne
    Les pantes à alouettes : on attrape des alouettes avec des filets au sol.

    La chasse au "miroir" : posté avec un fusil, on attire les alouettes au moment de la migration avec un leurre tournant, le "miroir aux alouettes"

    Le gibier d’eau

    La chasse à la botte :

    On prospecte les zones humides en essayant de surprendre le gibier d'eau.

    C'est l'équivalent de la chasse devant soi en plaine.

    Le gibier roi est la bécassine, que l'on chasse au chien d'arrêt dans les marais et prairies humides.
    FDC Vendée, A. Le Gall
     

    La chasse à la passée :

    On se cache là où le gibier d'eau passe le matin et le soir.

    Tôt le matin ou le soir au crépuscule, le chasseur se dissimule à proximité du passage présumé des canards, entre leurs zones de repos et de gagnage. Immobilité et camouflage sont les atouts essentiels. Un chien de rapport (labrador) est souvent indispensable.
     
    FDC Vendée, A. Le Gall

    La chasse à la hutte :

    Depuis un affût spécialement aménagé, on fait poser les canards pour les tirer à portée.

    La "hutte" (Nord - Picardie) " ou "gabion" (Normandie) ou "tonne" (Sud Ouest) est une installation fixe ou "flottante" bien camouflée au bord d'un plan d'eau. Le chasseur place des appelants (vivants et artificiels), qui incitent les canards à survoler le plan d'eau et à s'y poser. La chasse à la hutte se pratique surtout la nuit ; elle compte des dizaines de milliers de passionnés, en particulier dans les régions littorales et arrière-littorales.
    CRC 59/62, Th Delefosse

    La chasse au hutteau :

    En bord de mer, on se dissimule dans une cache et on attend que les oiseaux se rapprochent avec la marée.

    Entre deux marées, le chasseur creuse une cache dans le sable dans laquelle, allongé sur une simple toile ou matelas de paille, il attend que les oiseaux se posent à proximité (utilisation d'appelants artificiels ou formes). Le hutteau mobile, sorte de caisse allongée souvent dénommée " cercueil ", que l'on transporte sur deux roues amovibles sur le lieu de chasse, est un peu plus sophistiqué.

    Le hutteau carré, réalisé avec une toile fixée par 4 piquets permet de tirer au passage, de jour.

    Sur les bords de Loire on construit aussi des huttes temporaires.

    La chasse en bateau :

    On approche le gibier d'eau avec un bateau.

    Elle se pratique en mer, sur les grands cours d'eau et sur certain lacs. Le moteur est interdit en phase de chasse et deux fusils maximum peuvent monter dans les embarcations. Le "punt", embarcation très légère à fond plat, est utilisée en mer.

    La battue :

    On rabat le gibier vers une ligne de tireurs postés.

    La battue est surtout pratiquée pour les foulques et les colverts sur les grands étangs. Le rabat s'effectue avec des bateaux (le moteur est interdit).

    La vénerie

    Ce sont les chiens qui chassent le gibier, "appuyés" par les veneurs.

    On distingue la grande vénerie qui se pratique à cheval, la petite vénerie qui se pratique à pied et la vénerie sous terre. La grande et la petite vénerie (chasse à courre) consistent à prendre les animaux avec la seule aide d'une meute de chiens. La chasse à courre est très ancienne.

    La grande vénerie :

    Elle concerne le cerf, le chevreuil, le sanglier.

    FDC Vendée

    Il y a plus de 120 équipages aujourd'hui en France. Elle est pratiquée par des équipages de veneurs, "les piqueux" et les "boutons", sous la direction d'un "maître d'équipage". Les chiens utilisés en grande vénerie sont des grands chiens courants. La meute est toujours spécialisée sur l'espèce de gibier recherchée. Avant de commencer la chasse, le "piqueux" doit localiser l'animal, c'est le "rembucher". Il fait rapport au maître d'équipage qui décide de l'animal dans la voie duquel ils seront lâchés.

    En faisant le pied, la meute de chiens lance alors l'animal et le poursuit en donnant de la voix jusqu'à ce qu'il soit épuisé et qu'il se laisse prendre : c'est "l'hallali", ensuite il est servi, (c'est-à-dire achevé) par le veneur. La chasse s'accompagne de sonneries de trompes qui indiquent les principales circonstances du "laisser courre".

    La petite vénerie :

    FDC Maine et Loire

    Se pratique surtout sur le lièvre, le renard et le lapin.

    Le veneur est à pied. Cette chasse demande beaucoup d'expérience et d'endurance. Les chiens sont de taille moyenne (anglo-français tricolore par exemple). Le veneur suit ses chiens à la course, les fait chasser et n'utilise pas d'arme.

    La vénerie sous terre :

    FDC Seine-Maritime, Daniel Vestu

    La vénerie sous terre, ou chasse sous terre, ou encore déterrage, consiste à capturer renards et blaireaux dans leur terrier. Après avoir introduit des chiens (Fox Terrier, Teckels, etc.) dans les gueules de terrier il faut suivre la chasse l'oreille collée au sol.

    Si les chiens parviennent à acculer le gibier, les hommes creusent pour capturer l'animal au fond du terrier. Plus de 1.000 équipages de déterreurs existent aujourd'hui en France.

    La chasse au vol

    On utilise des oiseaux de proie pour capturer le gibier.

     
    Cette chasse utilise l'instinct prédateur des rapaces spécialement affaîtés (dressés) pour chasser le petit gibier à plumes, les corvidés et des mammifères (lapins essentiellement). On utilise des faucons pour la chasse de haut vol (le faucon pique de haut sur sa proie) et des autours, éperviers, ou aigles, pour la chasse de bas vol (le rapace poursuit sa proie à l'horizontal).

    Les obstacles pour l'exercice de la fauconnerie sont nombreux : d'abord réglementaires (détention d'espèces protégées) puis cynégétiques : l'entretien de l'oiseau exige beaucoup de temps de savoir et des territoires giboyeux.
    FDC Vendée
     
         

    La chasse à l’arc

    On utilise un arc comme arme de chasse.

    Longtemps interdite car assimilée bien à tort à du braconnage, la chasse à l'arc a (re)gagné depuis 1995 - année de sa reconnaissance - ses lettres de noblesse. Cette chasse à tir est silencieuse ; particulièrement difficile, elle demande une connaissance parfaite du milieu et des animaux. C'est en effet à quelques mètres seulement qu'il faut approcher le gibier avant de décocher une flèche. On chasse à l'affût ou à l'approche.

    Tous les types de gibiers peuvent être chassés à l'arc (lapin, lièvre, ragondin, rat musqué, oiseaux, grand gibier…). Le matériel, notamment les pointes de flèches, doit être spécialement adapté. A ne pas confondre avec l'arbalète qui est interdite à la chasse.

    La chasse à l'arc séduit deux types de publics : ceux qui ont beaucoup chassé et qui cherchent des difficultés et des sensations nouvelles, et ceux qui ne sont pas attirés par la chasse au fusil.
     
     
    FDC Vendée

    ACQUISITION DES ARMES DE CHASSE

    Les démarches à entreprendre

    Une arme de chasse peut s’acquérir par donation, succession, achat, échange, etc… En fonction de ses caractéristiques, cette arme sera classée dans une des 8 catégories définies par décret Loi du 18 avril 1939 (JO du 13 juin 1939). Cette classification est reprise dans le décret du 6 mai 1995 (JO du 7 mai 1995 – n° 95-589).

    Classement France / Europe

    Armes
    Catégorie

    France

    Classement

    Europe

    Type d'armes (exemples)

    INTERDITES
    sauf autorisation

    1èreAarmes de guerre

    INTERDITES

    2èmeAmatériel de guerre

    INTERDITES

    3èmeAmatériel de guerre
    Soumises à
    AUTORISATION
    4èmeBarmes de poing, de défense et certaines armes longues
    Soumises à
    DECLARATION
    5ème |Carmes longues à répétition ou semi-automatique, armes rayées
    LIBRE5ème ||Darmes longues à un coup par canon lisse
    DECLARATION
    ou
    LIBRE
    6ème
    7ème
    8ème
    C
    C
    C
    armes blanches
    armes de foire, de tir, de salon
    armes à poudre noire, armes anciennes

    90 % des armes utilisées par les chasseurs sont classées en 5ème catégorie. Elles sont selon des critères bien précis soit libres soit soumises à déclaration.

    carabine

    - Armes de chasse à canons lisses, à canons basculants en calibre 12.

    Arme de 5ème catégorie I non soumise à déclaration.

    - Fusil de chasse semi-automatique culasse fermée.

       

    - Fusil de chasse semi-automatique culasse ouverte.

    - Arme de chasse à canon lisse, à réarmement semi-automatique en calibre 20.

    Arme de 5ème catégorie II soumise à déclaration.

    Depuis la parution du décret du 16 décembre 1998 (JO du 17 décembre 1998 – N° 98-1148) l’acquisition d’une arme de chasse est au moins soumise à la présentation d’un permis de chasser. Les tireurs sportifs aux armes de chasse peuvent présenter une licence de tir en cours de validité (Fédération Française de Tir ou Fédération Française de Ball-Trap).

    Arme de chasse à canon lisse à réarmement manuel dit à pompe.

    Toutes ces armes sont aujourd’hui classées en 4ème catégorie, donc soumises à autorisation.

    Détention des armes de chasse

    90 % des armes de chasse sont classées en 5ème catégorie I ou 5ème catégorie II. La règle veut que ces armes ne soient pas immédiatement utilisables. Elles doivent être conservées démontées ou rangées dans un étui. Par précaution, il est demandé de stocker les munitions séparément. Toutefois, les armes de 4ème catégorie et/ou de 1ère catégorie doivent être rangées dans un coffre fort ou une armoire forte.

    Le Transport des armes de chasse Le Transport des armes de chasse

    A) Véhicule automobile :

    Les armes transportées du domicile au lieu de chasse ne doivent pas être immédiatement utilisables. Elles se transportent démontées ou rangées sous étui. Les armes de 4ème ou 1ère catégorie devront être munies d’un verrou de pontet… ou démunies d’une pièce nécessaire à leur fonctionnement.

    B) Avion :

    Les armes sont mises en soute, dans un étui cadenassé. Les munitions « voyagent » séparément dans des caisses elles aussi cadenassées et répertoriées. A savoir : un commandant de bord peut toujours refuser l’embarquement de munitions…

    Voir aussi la partie « carte européenne de l’arme à feu » et « classement des armes à feu France/Europe »

    Le port des armes de chasse

    Il y a une différence fondamentale entre la détention, le transport et le port des armes à feu ou des armes blanches.

    Tout repose aujourd’hui sur la notion de motif légitime, donc sur la jurisprudence. En action de chasse, il sera jugé légitime qu’un chasseur puisse avoir à sa ceinture une dague de chasse parfaitement aiguisée. Hors action de chasse, ou lieu de chasse, cette dague n’a pas à être portée !

    Sauf cas particuliers, une autorisation de détention d’arme ne donne pas la possibilité de porter une arme sur soi.

    - Cette arme est à chargeur amovible en calibre 270.

    Elle est classée en 4ème catégorie.

    - Cette arme est à chargeur inamovible en calibre 270.

    Elle est classée en 5ème catégorie II.

    Elle ne peut être transportée que sous certaines conditions. Elle ne peut être utilisée qu’à la chasse ou sur un site de tir agréé.

    L’utilisation des armes de chasse

    Une arme peut être considérée comme un objet historique, décoratif, un investissement, une arme de tir de loisir, une mécanique olympique, un instrument particulièrement utile à la chasse ou à la défense personnelle d’un citoyen se sentant menacé… Mais toute arme peut devenir un jour un outil de défense au même titre qu’un couteau de cuisine.

    L’utilisation d’une arme est toujours un sujet controversé. Il est du ressort du ministre chargé de la chasse d’autoriser ou non l’utilisation de certaines armes pour ce loisir (arrêté du 1er août 1986). Il est du ressort du ministre chargé des Sports en général et du tir sportif en particulier d’autoriser ou non l’utilisation de certaines armes comme il est du ressort du ministre de l’Intérieur d’autoriser ou non la détention d’armes destinées à la défense des personnes et des biens.

    Il est interdit de tirer au fond de son jardin avec une arme de 4ème catégorie, mais rien n’interdit de tirer, toujours au fond de son jardin, avec une arme à poudre noire classée en 8ème catégorie.

    Arme de 8ème catégorie

    Pour nous chasseurs, nous devons avoir en tête que l’arme que nous portons est parfaitement adaptée au gibier que nous allons chasser. Cela doit être notre souci premier.

    La cession des armes de chasse

    Il paraît indispensable de faire savoir aux autorités administratives que l’on se sépare d’une arme dès lors qu’elle est déclarée ou soumise à autorisation. Il en est de même en cas de destruction, vol, échange, etc… En cas de vol, cette règle est indispensable, que l’arme soit ou non répertoriée.

    La carte européenne de l’arme à feu

    Carte européenne d'armes à feu(C.E.A.F.)

    Conditions d'obtention :

     
    • être âgé de 21 ans au moins

    • être français ou ressortissant étranger résidant régulièrement en France

    • détenir légalement les armes à inscrire sur la C.E.A.F.

    Pièces à adresser en Préfecture (service armes) :

     
    • photocopie d'une pièce d'identité (CNI, passeport)

    • deux justificatifs de domicile (EDF, téléphone, etc…)

    • deux photographies récentes d'identité

    • imprimé de demande daté et signé

    • photocopie des déclarations de détention d'armes (5 II ou 7)

    • un timbre fiscal de 7,62€ vous sera demandé.
       

    Explications :

    La carte européenne de l’arme à feu n’est pas à ce jour considérée comme « le document unique » permettant de circuler dans tous les pays membres.

    Pour se rendre en Angleterre, il sera demandé en plus de la carte européenne, une autorisation d’importation temporaire d’arme à feu et le versement d’une taxe fiscale…

    Pour tous les autres pays membres, en principe la carte européenne sera considérée comme un document unique dès lors que ne sont transportées que des armes des catégories C et D (cf. rubrique « Validation »).

    Restrictions :

    Une arme classée en catégorie C de la directive en Allemagne, mais classé en France en catégorie B ne pourra pas être importée en France sans une autorisation d’importation préalable. C’est un principe de base : « un citoyen d’un pays membre » ne peut pas bénéficier d’une réglementation plus souple que celle appliquée au citoyen français.

    Il en sera de même pour un Français qui se rend dans un autre pays membre. Il sera donc nécessaire de connaître le classement de son arme pour les autres pays…

    Il sera aussi nécessaire d’avoir un motif légitime pour se déplacer avec une arme : soit une invitation écrite à une chasse ou à une compétition de tir.

    La libre circulation des personnes et des biens c’est pour demain…

    CONSEILS DE LA F.N.C.

    Les chasseurs de France doivent être fiers de détenir certaines « armes » jugées par eux nécessaires à la capture du gibier (chiens, faucons, appelants, armes blanches ou à feu).

    Armes à feu, armes blanches, armes par destination… Il s’agit d’armes. La perte d’une arme doit impérativement être signalée, au plus vite, aux autorités administratives.

    L'OUVERTURE C'EST FAIT POUR LES CHIENS......AUSSI !

    L'ouverture… A ce mot magique, 1.300.000 chasseurs dressent l'oreille. Ils ne sont pas les seuls : plus de 2 millions de chiens de chasse dressent les deux oreilles ! Pour le chien comme pour son maître, l'ouverture sonne le début des festivités ! Lire la suite

    En savoir plus sur les 5 grandes familles de nos amis de chasse :

    Les chiens d'ordre pour la chasse à courre

    Ce sont des chiens à oreilles tombantes, donnant de la voix sur le passage d'un animal en le poursuivant à l'odeur sans le voir.

  • Poitevin
  • Billy
  • Français blanc et noir
  • Grand bleu de Gascogne
  • FDC Vendée, A. Le Gall

    Les chiens d’arrêt

    Le travail du chien d'arrêt consiste à prospecter le terrain (quêter) devant le chasseur pour y détecter le gibier, puis à le bloquer par son arrêt.Deux catégories parmi les chiens d'arrêt : les continentaux et les britanniques.

    FDC Seine-Maritime, Daniel Vestu

    Quelques continentaux :

  • Drahthaar
  • Munsterlander
  • Braque d'Auvergne
  • Braque du Bourbonnais
  • Braque français
  • Braque saint-Germain
  • Epagneul breton
  • Epagneul de Pont-Audemer
  • Epagneul picard
  • Epagneul français
  • Griffon Korthals
  • Braque allemand
  • Setter (anglais, gordon, irlandais)
  • Pointer
  • FDC Vendée, A. Le Gall

    Les leveurs de gibier

    Ces petits chiens très actifs et très efficaces chassent -en principe mais toute la difficulté du dressage est là- sous le fusil, prennent la piste, et lèvent le gibier. Ils sont particulièrement appr&e