LA CHASSE EN FRANCE

1) Etude réalisée par le CSA en 2007 : Les Maires et la chasse

2) Etude réalisée par le CSA en 2006 : Les Chasseurs qui sont-ils?

3) Etude réalisée par le CSA en 2005 : Qui sont les nouveaux chasseurs?

4) Etude PINET réalisée en 1992



1) Les Maires et la chasse

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2) Les Chasseurs qui sont-ils?

Toute la société chasse

Les chasseurs sont caractérisés par une population encore essentiellement masculine (98%), composée pour plus de la moitié de passionnés ayant moins de 55 ans. Toute la société chasse : professions libérales, cadres, artisans-commerçants, chefs d’entreprise, avec une forte prévalence dans les milieux agricoles et ouvriers. Le Sud-Ouest et la Méditerranée demeurent les grandes régions de prédilection de ce loisir qui se transmet par proximité et convivialité.


Une sociologie représentative

Les chasseurs sont présents dans tous les milieux socio-professionnels qui caractérisent la société française. Leur lieu d’habitation se superpose avec leur territoire de chasse, 87% d’entre eux prennent une validation départementale.


La chasse reste une activité de proximité, où l’accès au territoire conditionne la pratique. Dans cette configuration, le handicap de la région parisienne se profile, les atouts du Sud-Ouest, de la Méditerranée, du Bassin Parisien Ouest, se confirment. Très convoité par les nouveaux chasseurs, l’Est dispose de moins de chasseurs expérimentés.


Une maturité confirmée

Si plus de la moitié des chasseurs ont moins de 55 ans, le pourcentage respectif de chaque classe d’âge, comparée à la population française, montre un déficit pour les classes d’âge les plus jeunes : 5% des chasseurs chez les moins de 25 ans contre 16% de la population française représentée dans la classe d’âge équivalente et une surreprésentation parmi les 55 à 64 ans (23% de chasseurs versus 12% de la population) et les 65 à 74 ans (17% des chasseurs versus 11% de la population).


Des pratiquants très expérimentés

L’ancienneté du permis de chasser selon la région, permet de mieux comprendre les évolutions à venir et les efforts à accomplir en faveur du recrutement de nouveaux pratiquants. Dans ce domaine, les régions ne sont pas à égalité. Le Sud-Ouest révèle que plus de la moitié des détenteurs de permis ont plus de 30 ans d’expérience, le Nord bénéficie d’un profil plus jeune que la moyenne avec 23% de détenteurs ayant moins de 10 ans d’ancienneté de permis, le Bassin Parisien Est présente également une configuration similaire.


"La nature est notre culture"

Ce slogan traduit bien les deux sources qui viennent alimenter la passion de la chasse, dominée en premier lieu par l’envie de pratiquer une activité de nature (60% des chasseurs) et par l’existence d’une tradition familiale pour 51% d’entre eux, ou d’une pratique existant dans l’entourage (29%). La présence des animaux compagnons de chasse, chiens, chevaux (29%), le besoin de s’investir dans l’aménagement, sont également des facteurs importants de motivation. Quant au tir à proprement parler, il n’a incité que 6% des pratiquants à devenir chasseur, ce qui confirme bien que la chasse n’est pas un simple sport de consommation où seul le résultat compte.


Les motivations

Si l’on devient chasseur par désir de nature et par transmission, on le demeure pour des raisons plus complexes où la convivialité vient en second parmi les motivations. Dans une société où le cloisonnement défait les liens sociaux, la chasse constitue une réponse par la richesse de ses échanges, la reconnaissance du groupe, le partage, qui en forment ses grandes caractéristiques. Les deux premières motivations : contact avec la nature et convivialité, sont communes à l’enquête effectuée également auprès des nouveaux chasseurs. Pour les chasseurs expérimentés, la gestion de la faune et l’entretien des territoires, sont aussi des sources de motivation importantes qui expliquent l’engagement des chasseurs dans la vie locale et leur sensibilité à l’ensemble des problèmes d’aménagement du territoire.


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Les freins

Les freins révèlent une insatisfaction des chasseurs, on pourrait presque dire un «mauvais rapport qualité/ prix» entre leur passion et sa réalité. Manque de gibiers, de territoires, réglementation contraignante, coût d’accès élevé, sont autant de signaux qui doivent alerter : le chasseur aujourd’hui est prêt à s’investir mais il est aussi devenu un consommateur exigeant et attentif.


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Une pratique polyvalente

Pour les chasseurs à tir, qui représentent 94% des pratiquants, la chasse devant soi (78%) et en battue (75%), sont toujours les grandes gagnantes d’un podium où l’affût arrive en troisième position (35%). D’une manière générale, 90% des chasseurs chassent plusieurs gibiers, le petit gibier sédentaire est privilégié (86%), puis viennent les migrateurs terrestres (76%) et le grand gibier (71%). Le gibier d’eau attire 34% d’entre eux.


Une passion économiquement porteuse

En 2006, le budget moyen du chasseur s’élève à 1 590 Euros par an, arme comprise. Comme par le passé, ce sont les dépenses liées au chien qui constituent le premier poste (25%), viennent ensuite l’accès à la chasse (19%) et les frais de transport (16%). C’est le chasseur de moins de 45 ans qui est à la fois le plus dépensier et le plus équipé. Les plus actifs en terme d’aménagements, ceux qui se déplacent le plus à l’extérieur, appartiennent à la catégorie des 55 ans / 64 ans.

Une dépense en évolution

Les dépenses annuelles du chasseur ont évolué de près de 26% en 20 ans de 1986 à 2006. Après avoir connu une relative stabilité entre 1986 et 1992 (+ 6,42%), l’évolution a été plus rapide de 1992 à 2006 (+ 18,37%).

Le poste le plus important demeure celui des dépenses liées au chien, mais il est en nette régression (-28%), qui s’explique en partie par la diminution des propriétaires de chien et celle du nombre de chiens. En 1986, seuls 11 % des chasseurs n'en possédaient pas, ils sont 22% en 2006.

Le poste "sociétés de chasse" (adhésions, cotisations, actions…) a lui aussi fortement évolué sous l’effet de la pression du foncier, du durcissement de l’accès aux territoires et surtout, de l’importance des aménagements auxquels les chasseurs accordent une attention croissante.

Quant au transport, sa valeur diminue dans le budget du chasseur (16% au lieu de 19%), la restauration et l’hébergement fléchissent également (3,5 % en 2006, par rapport à 1986 : 7,4%).

A chaque âge son équipement

Le poste "équipement" représente l’ensemble des dépenses d’habillement et d’accessoires (sécurité, jumelles, couteaux….). De 55 Euros en 1986, ce poste a été multiplié par 4 en 2006, pour atteindre 200 Euros et représente 13% de la dépense totale. La sophistication et l’élégance sont en marche, sans oublier la sécurité qui est désormais l’objet d’une forte attention.

Un tiers des chasseurs utilisent plusieurs armes, ils sont 96% à posséder un fusil, 34% une carabine.

Pour tous les âges, une pratique enthousiaste

Si les nouveaux chasseurs font preuve d’une pratique déjè intensive dès leur première année de chasse (39% réalisaient plus de 25 sorties), leurs aînés sont 54% à réaliser plus de 25 sorties par an avec une mention particulière dans le Sud Ouest : 58%.

Le chasseur, quelqu’un de bien

Près de 70% des chasseurs se disent prêts à participer à des actions de parrainage. A lui seul, ce chiffre traduit l’engagement associatif fortement présent dans l’univers de la chasse, marqué également par un important investissement dans les missions environnementales comme l’aménagement du territoire ou le suivi des espèces. La chasse demeure un monde de valeurs et d’équilibre.

Un acteur patrimonial

La chasse, c’est avant tout le respect de l’environnement et un rapprochement avec la nature pour 99% des chasseurs. Cette déclaration est loin d’être virtuelle, car le chasseur ne compte pas son temps si l’on en juge par les multiples activités annexes dans lesquelles il s’implique et qui traduisent sa préoccupation en faveur de la restauration des espèces de petit gibier ou de la préservation des zones humides. Les plus actifs en la matière sont les 55-64 ans, c'est à dire les jeunes retraités, ce sont les plus investis dans la vie associative. Les chasseurs de moins de 45 ans sont plus actifs sur le terrain pour des actions concrètes.

Un acteur social

Les liens sociaux du chasseur, forment la seconde composante majeure de la passion qui unit les pratiquants de ce loisir. Pour 98% d’entre eux elle est l’occasion de rencontres et donne le sentiment d’appartenir à une communauté (73%). Ce facteur se traduit aussi en terme de territoires de chasse : société de chasse communale (67%) et A.C.C.A (45%) sont les grands lieux de rassemblement. Dans ce domaine, se dessine cependant aussi la difficulté d’accès au territoire, les plus récents détenteurs de permis se tournant vers les chasses commerciales(10%), les plus anciens s’inscrivent dans les schémas traditionnels (69% en société communale).

Un acteur local

L’enquête CSA confirme que la chasse demeure une activité de proximité : 70% des chasseurs parcourent moins de 40 kilomètres pour se rendre sur leur territoire de chasse, même s’ils se déplacent plus que les nouveaux chasseurs (15% parcourent moins d’un kilomètre, versus 6% pour les plus expérimentés). La chasse demeure une activité du milieu rural qui contribue étroitement au développement local.

La chasse et les autres usagers

Contrairement à certaines idées reçues, la chasse n’est pas un facteur de conflits d’usage. La présente étude le confirme : 89% des pratiquants ne rencontrent aucune difficulté avec les autres usagers; quand celles-ci surviennent, certaines pratiques (motos, quads) en sont à l’origine (6%) mais ne sont pas les seules puisque 4 % des chasseurs ont des difficultés avec d’autres chasseurs.

Pratique des autres loisirs

Parmi les sports et loisirs pratiqués, la randonnée vient en tête avec 26%, suivie par la pêche (21%) et la petite Reine (18%). En moyenne, le chasseur pratique près de 2 activités en dehors de la chasse.

La feuille de route pour l'avenir

Tout comme les nouveaux chasseurs, les pratiquants expérimentés ont une excellente connaissance du réseau fédéral départemental (88%) et national (79%). Cet indicateur montre au fil des années, un renforcement des liens associatifs, tout autant que des attentes fortes. 94% des chasseurs renouvelleront leur validation lors de la prochaine saison cynégétique, les abandons étant liés au facteur "temps" ou à l’âge.

Les dossiers prioritaires

Les enjeux relatifs à la sécurité, à l’aménagement des territoires, au maintien des divers modes de chasse et espèces chassables, sont désignés comme des dossiers prioritaires pour l’avenir.

Les attentes à l’égard des Fédérations départementales

Information, formation et communication, sont les trois grands thèmes des attentes à l’égard des Fédérations et pour près de 65% des chasseurs. Les facilités d’accès au territoire de chasse et le recrutement des nouveaux chasseurs doivent impliquer les forces vives du réseau.

Les sources d’information

La Presse constitue un mode d’information important pour les chasseurs : 98% lisent au moins une revue cynégétique et 83% la revue de leur Fédération départementale. 12% sont abonnés à une chaîne de télévision spécialisée "Chasse" et 15% utilisent Internet pour s’informer (ils étaient 36% parmi les nouveaux chasseurs).



Remerciements
La Fédération Nationale des Chasseurs remercie les Fédérations départementales, dont les fichiers ont permis la réalisation de l’étude ainsi que les chasseurs, qui ont fourni grâce à la précision de leurs réponses, des éléments d’analyse précieux pour mieux les comprendre et leur garantir un accompagnement de qualité.



L’enquête a été réalisée par téléphone, par système CATI, du 27 février au 6 mars 2006, auprès des chasseurs ayant validé leur permis au cours de l’année cynégétique 2005-2006.


3) Qui sont les nouveaux chasseurs?

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4) Etude PINET

La chasse : plaisir et culture :

La chasse ne saurait se réduire au rôle alimentaire qu'elle n'a d'ailleurs pratiquement plus depuis longtemps, en dehors bien sûr de la gastronomie. La chasse est une culture, une passion, qui puise ses racines aux origines de l'humanité. Comme la fonction crée l'organe, la nécessité vitale de chasser a créé le chasseur qui perdure au fil des siècles.

La chasse : connaissance, protection et gestion :

La chasse permet une relation privilégiée entre l'homme, la nature et les animaux. Qu'il traque le petit ou le grand gibier, les migrateurs ou le gibier sédentaire, le chasseur doit connaître son territoire et les animaux qui y vivent pour prétendre pratiquer avec des chances de succès. Il joue un rôle prépondérant dans l'aménagement et la sauvegarde de biotopes favorables pour la faune sauvage, et dans la protection directe de la faune elle-même. De nombreuses actions techniques se sont soldées par le retour de populations conséquentes, autorisant des prélèvements.

Pas de territoires favorables, pas de faune riche et variée = pas de chasse. Cet axiome incontournable fait du chasseur le premier protecteur de la nature, par nécessité.

La chasse : partenaire économique :

La chasse joue aussi un rôle social dans nos campagnes, où elle entretient souvent la dernière forme de vie associative des villages. La chasse fédère plus de 70.000 associations, soit le dixième de celles qui existent en France. En accueillant des citadins avides de nature, elle leur offre un espace de détente et renoue des liens parfois distendus entre ruraux et urbains.

La convivialité qui préside à la chasse en fait l'un des principaux charmes. Elle est une des rares activités de loisir, assurant un fort brassage social.

En outre, la chasse génère 24.000 emplois et un flux financier de 2 milliards d’euros. Le permis de chasser alimente les caisses de l'Etat et permet notamment de faire fonctionner un établissement - l'Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage.

La loi « chasse » du 26 juillet 2000 a dévolu des missions de service public à la Fédération nationale des chasseurs ainsi qu’aux fédérations régionales et départementales des chasseurs. Des milliers de bénévoles et près de 1.500 professionnels en assurent l’exécution.

La chasse : moyen de développement durable :

Enfin, la chasse assure la régulation des espèces en croissance (grand gibier notamment) et la prise en charge des dégâts qu'elles peuvent occasionner aux cultures (22.87 millions d’euros par an rien que pour les dégâts du grand gibier).

Sans chasse, pour empêcher un développement exponentiel des populations, la régulation devrait être réalisée par des agents rétribués par le contribuable, alors qu'actuellement les chasseurs payent pour prendre en charge cette gestion de la faune sauvage. De même, sans chasseurs, les dégâts devraient être indemnisés par le contribuable.

La France est l’un des pays d’Europe où le nombre de chasseurs est le plus important : 1.465.000 chasseurs participent ainsi chaque année à la dynamisation de l’un des plus important loisir de nature.

LE PROFIL DU CHASSEUR

Le chasseur parmi les chasseurs :

Le chasseur est traditionnellement identifié au monde agricole et à la propriété terrienne. La réalité est assez différente. En 1993, les ouvriers constituent toujours le groupe prépondérant parmi les chasseurs. Leur proportion augmente même légèrement par rapport à 1986 (+ 9%). Les retraités viennent ensuite avec une forte augmentation, ce qui a pour conséquence d'élever l'âge moyen.

A l'inverse, la proportion d'agriculteurs s'effondre (- 36%). Ils sont apparemment moins nombreux que les employés. Cadres moyens, commerçants et artisans diminuent. Les cadres supérieurs et professions libérales, quant à eux, augmentent fortement. Une meilleure image de la chasse, plus technique et plus écologique, serait à l'origine de cette variation. Par contre, cette catégorie sociale ne contribue pas d'une manière prépondérante à l'augmentation des validations nationales.

Une chasse populaire :

C'est une évidence que ce groupe est une classe d'âge dont l'origine provient de toutes les catégories socioprofessionnelles qui peuvent abandonner la pratique d'une manière sélective selon leur métier antérieur. Les ouvriers constituent encore la catégorie dominante, mais ils sont plus nombreux en activité que parmi les retraités. La fréquence des agriculteurs double pratiquement entre les actifs et les retraités. Est ce l'une des conséquences de la mutation de l agriculture française, avec les nombreux départs depuis 1986 ?

Les employés, les cadres supérieurs et les professions libérales sont plus fréquents dans les chasseurs en activité que dans les chasseurs retraités. Les commerçants et artisans sont au même niveau.

CHASSEURSEN ACTIVITERETRAITES
Ouvriers26,920,5
Agriculteurs14,530,0
Employés19,05,6
Professions intermédiaures14,527,5
Cadres sup., professions libérales12,94,5
Commerçants, artisans11,311,7

Une typologie plus fine :

La combinaison du type de validation (départementale ou nationale), de la prise ou non d'un timbre gibier d'eau et du nombre annuel moyen de sorties de chasse permet une approche typologique simple, première étape vers des analyses plus complexes faisant appel à des analyses factorielles. Cette approche fournit des silhouettes sur lesquelles peut se fonder une politique de communication. Leur description précise serait trop méticuleuse pour ce document.

Cette analyse met cependant en évidence les deux axes principaux d'évolution dans la pratique cynégétique : l'équipement-consommation, tant en matériel (armes, chiens, matériels généraux ou spécialisés, déplacement, hôtellerie,…) qu'en connaissances (revues, livres, participation à des comptages ou des opérations de promotion) et la spécialisation sur certains types de gibier (gibier d'eau, petits migrateurs, cervidés).

Les silhouettes de type A : 24 à 26 sorties de chasse par an

Le traditionnel :

Représente 32 % des chasseurs de France. Il acquitte la seule validation départementale et chasse au plus à 10 km de sa résidence. Plus âgé, il est par contre un peu au dessous de la moyenne nationale pour la plupart des postes à descriptions cynégétique ou économique. Il ne va pas chasser à l'étranger.

Le connaisseur équilibré :

(10 %) acquitte en plus soit un timbre gibier d'eau, soit une validation nationale. Il va chasser jusqu'à 25 km de sa résidence. Son équipement est important. On chasse beaucoup le sanglier dans ce groupe, d'où des dépenses chez le vétérinaire plus élevées.

Le connaisseur perfectionniste :

(2 %) acquitte une validation nationale et un timbre gibier d'eau mais ne se déplace pas en moyenne, à plus de 50 km. Cependant, il est l'un des clients importants pour l'hôtellerie cynégétique. Il chasse tout type de gibier mais avec assez peu d'intensité. Il participe à toutes les activités possibles et son équipement est complet.

Les silhouettes de type B : 11 à 13 sorties de chasse par an

L'occasionnel :

(25 %), soit le quart des chasseurs de France, comprend en partie de nouveaux chasseurs mais aussi des chasseurs fragiles quant à leur implication dans la chasse. C'est cette population de pratiquement 400.000 chasseurs qui pose les plus graves problèmes en terme d'érosion démographique. Evidemment, on ne rencontre pas l'occasionnel à l'étranger.

L'éclectique :

(6 %) à validation départementale ou nationale, avec ou sans timbre gibier d'eau, a un tableau de chasse très diversifié (du pigeon au renard, des grives au chevreuil). Il peut être rural ou urbain. Il a aussi les cotisations les plus élevées, soit pour des sociétés communales, soit pour des actions, soit aussi pour des associations spécialisées. Il se déplace parfois très loin de sa résidence.

Le perfectionniste occupé :

(1 %) est une variante du précédent. Il habite toujours une ville assez importante. Ses déplacements par sortie sont importants. Il chasse peu mais se tient au courant. C'est un consommateur de nombreux types d'équipements (il a le plus haut taux d'équipements en jumelles !). C'est lui qui fréquente le plus les sociétés de chasse organisées. C'est aussi le second meilleur client de l'hôtellerie cynégétique. Son tableau sanglier est élevé.

Les silhouettes de type C : 50 à 65 sorties de chasse par an

Ce sont d'une manière générale des spécialistes. Tous ont nettement plus de chiens que la moyenne nationale.

Le spécialiste petit migrateur :

(18 %) est un chasseur de type traditionnel mais spécialisé, en particulier sur la chasse aux grives. Il se déplace moins souvent en voiture (à moins de 7 km). C'est par contre un important consommateur de cartouches. Il est aussi plus âgé que la moyenne nationale.

Le sauvaginier :

(3 %) est un spécialiste du gibier d'eau. Il a donc le plus fort taux d'achats d'appelants, de bottes. Il a presque toujours un véhicule spécialisé. Moins rural, il est aussi nettement plus jeune que le chasseur moyen (presque deux ans). C'est pratiquement le seul à présenter un tableau de chasse avec d'autres canards que le colvert. Il ignore le sanglier.

Le veneur :

(2 %) a toujours une validation nationale mais ses principales chasses sont proches (moins de 30 km de sa résidence). C'est lui qui a le plus grand nombre de chiens (5.3). Il a acheté apparemment moins de jumelles et de lunettes dans les trois dernières années,… parce que ce sont des équipements qu'il possède depuis longtemps. Evidemment cerf et chevreuil caractérisent sont tableau de chasse, dans lequel les faisans sont presque absents.

Le passionné :

(1 %) a le tableau de chasse le plus important. Il se donne les moyens de l'obtenir par ses armes (le taux le plus élevé d'utilisation), sa consommation de munitions, son équipement, ses chiens (en moyenne 2.8), ses locations, ses déplacements en France (premier client de l'hôtellerie cynégétique) ou à l'étranger (là aussi premier rang mais à égalité avec le connaisseur perfectionniste). C'est aussi l'un des plus assidus au comptages ou aux aménagements. Bref, un chasseur qui ne compte ni sa peine, ni sans doute son budget.

La proportion des différents postes de dépense :

En 1992, le loisir chasse entraînait une dépense individuelle annuelle de 1.204 euros.