C’est l’objectif du projet « EKOSENTIA : chemins ruraux, cœur de biodiversité ». Lieux de promenade, de découverte du patrimoine ou d’habitats pour la faune sauvage, les chemins ruraux sont un maillon essentiel de la ruralité. Ils retrouvent une seconde vie grâce aux milliers de bénévoles que sont les chasseurs.

Chemins ruraux, cœur de biodiversité

Certaines fédérations départementales l’ont déjà bien compris et les chemins ruraux retrouvent une seconde vie grâce aux milliers de bénévoles que constituent les chasseurs. Dans de nombreux départements ces chemins sont devenus le terrain d’apprentissage des écoliers, des randonneurs, des villageois qui, aux côtés des chasseurs, apprennent à regarder, à écouter et à respecter l’environnement.

Un rôle écologique et social indiscutable

Le chemin rural est une composante essentielle du patrimoine de nos campagnes. Dans les communes de plaine, les chemins et sentiers ruraux sont parfois les seuls éléments du paysage qui permettent de maintenir des corridors écologiques composant la trame verte et bleue. Ces espaces publics sont bordés de haies, d’arbres et de bosquets, leurs bas-côtés sont enherbés : ils abritent une flore et une faune diversifiée et constituent des réservoirs de biodiversité essentiels. Ils jouxtent le plus souvent des parcelles cultivées et rendent des services écosystémiques aux agriculteurs, grâce notamment aux auxiliaires de cultures qu’ils abritent (pollinisateurs, prédateurs des ravageurs, etc.) Si leur rôle écologique est indiscutable, ils ont également un rôle social important : ce sont les garants de l’accès du public à la nature et ils constituent, à ce titre, de formidables vecteurs de connaissances dans le cadre du développement durable.

Cependant, par faute d’entretien ou par appropriation des riverains, cet héritage disparaît. Face à ce constat, il apparaît indispensable de les préserver par un entretien adapté.

250000

Kilomètres des chemins ruraux ont disparu

750000

Kilomètres des chemins ruraux subsisteraient

La chasse, premier vecteur rural de la biodiversité

Les chasseurs sont certainement les mieux placés pour mener à bien la préservation de la biodiversité puisqu’ils détiennent des connaissances et des compétences au service des territoires. Acteurs de la nature à travers leur bénévolat, les fédérations des chasseurs et les sociétés de chasse constituent le pilier, parfois unique, de la vie associative et sociale des communes françaises.

Les chemins ruraux, un projet financé par l’éco-contribution

Cette thématique des chemins ruraux a fait l’objet d’un projet déposé auprès de l’OFB dans le cadre de l’éco-contribution ; ce dossier ayant été accepté, le projet est lancé en 2020. Dans un premier temps, il s’agira de déployer des actions dans 4 régions pilotes (Centre Val de Loire, Hauts de France, Nouvelle-Aquitaine, Pays de la Loire) coordonnées avec la FNC notamment sur l’aspect communication et juridique pour capitaliser un retour d’expériences. L’idée étant évidemment d’étendre le projet à d’autres territoires lors d’une deuxième phase (2021).

Ekosentia : une démarche multi-partenariale

A ce titre, le projet doit répondre à 3 enjeux majeurs :

  • Valorisation et Gestion des biotopes favorables à la petite faune ;
  • Amélioration de la connaissance du patrimoine des communes, partage entre les différents utilisateurs de la nature. En ce sens, la Fédération Nationale des Chasseurs a établi des partenariats avec les randonneurs et les cyclotouristes, au travers de Conventions passées avec la Fédération Française de Cyclotourisme. La Fédération Française d’Équitation est également concernée ;
  • Et pédagogique : le chemin rural constitue un support pédagogique et un axe de développement pour l’éducation à la nature.
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Réhabiliter les chemins ruraux aux côtés des acteurs locaux, afin de permettre le retour de la petite faune sauvage.

La caille des blés

Réhabiliter les chemins ruraux aux côtés des acteurs locaux, afin de permettre le retour de la petite faune sauvage.

La perdrix rouge

Les différentes phases du projet Ekosentia

Le projet Ekosentia, chemins ruraux, cœur de biodiversité se décompose en 3 phases :

L’inventaire des chemins

en se rendant sur le terrain, des bénévoles et salariés comparent le cadastre et ce qu’ils observent, tout en recensant les éléments paysagers. 143 communes devraient être ainsi diagnostiquées en 2020.

La réhabilitation des chemins

et les aménagements favorables à la biodiversité sur 43 communes. Les Fédérations des Chasseurs prévoient différents aménagements comme des plantations de haies, l’entretien des fossés et des semis de plantes méllifères en bordure de chemin ou des semis de bandes de roulement.

L’animation auprès du public

pose de panneaux pédagogiques et éducation à la nature, afin de sensibiliser les citoyens à cette problématique et leur permettre de se réapproprier le patrimoine local.


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