2 programmes pour agir
au quotidien

La nature est dans l’ADN des chasseurs, ils se sont dotés de programmes collaboratifs pour agir au service de l’environnement, quantifier leurs actions, les faire connaître et profiter d’un échange d’expérience.

L’application Cyn’action biodiv, lancée en 2016, a fait les preuves de son utilité. Elle permet à tout un chacun de savoir ce qu’il se passe de positif au service de la biodiversité à côté de chez lui, par l’implication directe des chasseurs.

Le dispositif "Eco-contribution" créé par la loi chasse de juillet 2019 est une dotation obligatoire des chasseurs assortie à un soutien de l’État dans le but de financer la mise en œuvre d’actions concrètes, proposées par les Fédérations de chasseurs au service de la biodiversité. Ces projets, sélectionnés sur dossiers sont évalués en totale transparence tout au long de leur mise en œuvre.

Étude de la mobilité et des interactions de noyaux de population de cerfs élaphes sur des habitats proches et encadrés ou traversés par des infrastructures de transport.

Les départements du Doubs et de la Haute-Saône abritent une population de Cerf élaphe. Celle-ci est divisée en 5 noyaux :
> 2 noyaux de population entre Marchaux et Montbéliard dans le Doubs, sur la zone de  »Rougemont et alentours »,
> 3 noyaux de population en Haute-Saône : massif de Borey et massif de Granges-le-Bourg (Vosges Saônoises : collines sous
vosgiennes et Sud de Villersexel), massif de Bithaine (Vosges Saônoises – zone centrale : Lure).

Le développement des populations de cerf élaphe présente un intérêt indéniable sur le plan patrimonial, environnemental et
cynégétique. Toutefois, on note un manque de connaissance des domaines vitaux des noyaux de population et de leurs interactions voire plus largement de la biologie de l’espèce. En effet, bien que des suivis existent déjà, les résultats obtenus sur la zone d’étude, fluctuant nettement d’une année à l’autre, n’ont pas permis de comprendre précisément la répartition spatiale et temporelle de la population des grands cervidés des deux départements du Doubs et de la Haute-Saône.

Par ailleurs, on observe que les noyaux de population identifiés sont limités ou séparés par des infrastructures linéaires:
– La LGV Rhin-Rhône, équipée de 4 ouvrages de franchissements  »grande faune »,
– le réseau ferré secondaire,
– l’A36, actuellement dépourvue d’ouvrages de franchissement,
– le réseau routier national et notamment la RN 19 qui marque la limite Nord des noyaux de population.

 

OBJECTIF de la première année ( projet 503):

Pour cette première année, les FDC du 25 et du 70 vont devoir choisir le type d’équipement (fléchage, colliers GPS, logiciel de suivi, pièges photos) et élaborer le protocole de suivi de cerfs en lien avec le réseau ongulés de l’OFB. Pour cela, il leur faudra acquérir les équipements nécessaires au suivi (jumelles thermiques, fusils hypodermiques, flèches, produit anesthésiant, boucles pour suivi ultérieur, autres consommables pour les opérations de fléchage, colliers GPS, pièges photos)
Il leurs faudra aussi former des salariés aux tirs de fléchage des individus, ainsi que former des bénévoles à la manipulation des individus durant l’opération de pose des colliers des 10 à 11 cerfs capturés sur 2021.

En fin de projet, les FDC vont analyser les premières données de suivi GPS, de suivi des pièges photos placé sur les passage à faune situé sur la LGV principalement ainsi que les retours des gestionnaires d’infrastructures sur les données de collision pour élaboration d’un 1er bilan technique, qui sera en grande partie conforté/complété les années suivantes.

Ce projet est financé par l’Office Français de la biodiversité dans le cadre de l’écocontribution.

Métropole
Toutes nos actions pour la biodiversité