Cette nouvelle déconvenue traduit une application abusive du principe de précaution et ne tient pas compte des nombreuses actions menées par les chasseurs en faveur des habitats des espèces concernées. La décision du Préfet des Hautes-Alpes, contestée par la LPO PACA, était pourtant fondée sur les indices de reproduction favorables de l’Observatoire des Galliformes de Montagne.

Cette inaction coupable du ministère a eu l’art d’agacer le Conseil d’État

Cette décision de suspendre pour cette saison la chasse du tétras-lyre et du lagopède alpin dans les Hautes-Alpesrévèle surtout la stratégie de la chaise vide de l’administration sur les dossiers chasse orchestrée par le ministère de la Transition écologique. En effet, logiquement interrogé dans le cadre de ces contentieux, il n’a pas joué pas son rôle. L’administration n’est même pas venue défendre son arrêté devant le Tribunal, privant ainsi la fédération des chasseurs de toute possibilité d’intervention en défense.

Que la fédération des chasseurs puisse délivrer ensuite, dans le respect d’un plan de gestion national et pluriannuel, des autorisations individuelles de tir de quelques coqs n’avait pas d’impact sur la dynamique des populations.

Cette stratégie a récemment été utilisée par le ministère pour ne pas défendre la décision de 2019 prise pour autoriser la chasse adaptative de la tourterelle des bois.

Cette inaction coupable du ministère a eu l’art d’agacer le Conseil d’État et a conduit à la suspension en référé de l’arrêté pris sur le même sujet en 2020.

Cela fait écho également au refus de Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique d’exploiter les arguments produits pour défendre et surtout expliquer à la Commission Européenne en quoi consiste la chasse traditionnelle des grives à la glu en région PACA.

Cette stratégie est savamment entretenue et développée sur tous les contentieux par l’actuelle ministre de la Transition écologique et cela constitue un manquement grave à l’obligation pour l’administration de défendre ses décisions. De plus, contrairement à ce qu’ils imaginent, cela aura un impact négatif sur ces populations car si les chasseurs s’en désintéressent, qui s’en occupera ? Une fois de plus, la chasse sert de variable d’ajustement alors qu’elle n’est pas le problème mais une partie de la solution !
Willy Schraen, Président de la FNC