La FNC s’est fortement mobilisée afin que cette PPL qui porte atteinte aux modes de vie des ruraux soit rejetée en Commission puis, le cas échéant, dans l’hémicycle. Elle prévoit notamment l'interdiction de la chasse à courre et de toutes les chasses aux chiens courants. Abondamment relayé par les médias, ce texte concerne pêle-mêle les animaux sauvages, de rente, de cirques... Ces situations n’ont rien à voir les unes avec les autres et on comprend très vite qu’il s’agit plus d’un « coup médiatique » que d’une véritable volonté d’amélioration des conditions de vie des animaux. Mais au-delà de ce manque de cohérence, ce qui choque le plus est l’absence totale de concertation et de dialogue préalables, alors que les députés signataires voudraient faire disparaitre des pans entiers des activités de nos campagnes.

La mise sous cloche de la nature conduit trop souvent à une perte de biodiversité.

Que peuvent ressentir les habitants des territoires ruraux devant tant de mépris et d’ignorance de leurs réalités quotidiennes ? S’il était adopté en l’état, ce texte aurait des conséquences fortes qui conduiront à la remise en cause d’une ruralité dynamique et durable. Ce texte a été rédigé sans aucun dialogue préalable avec les acteurs concernés, en tout premier lieu les ruraux, alors que cette PPL voudrait faire disparaître des pans entiers des activités de nos campagnes. Ce sont des centaines de milliers de chasseurs qui sont concernés par cette volonté d’interdire les chasses traditionnelles, la chasse à courre et les chasses aux chiens courants. Pourtant, les chasseurs qui pratiquent la nature au quotidien, sont ses premiers défenseurs en agissant concrètement pour la préservation des écosystèmes au service d’une biodiversité dynamique. Chaque année, la contribution des chasseurs représente près de 90 millions d’heure de bénévolat pour préserver cette nature dont certains s’imaginent qu’elle n’a besoin de personne pour donner le meilleur d’elle-même !

La nature « sous cloche », ce sont des forêts qui se meurent face à la recrudescence de cervidés dans les bois qui mangent les jeunes arbres, des cultures agricoles dévastées par les sangliers qui prolifèrent alors que les chasseurs déboursent chaque année environ 50 millions d’euros en indemnisations pour les agriculteurs touchés, des mares asphyxiées par les roseaux faute d’entretien… Il est évident que la lutte contre la maltraitance animale est une priorité ; notamment sur les animaux domestiques. Le monde de la chasse loin d’occulter cette réalité, souhaite y contribuer à condition d’être respectés et associés aux débats. Les chasseurs sont fatigués d’être les bouc-émissaires de tous les désordres d’une société en pleine fracture idéologique entre la campagne et les villes. La FNC condamne, une nouvelle fois, cette diabolisation du monde de la chasse qui ne fait pas progresser concrètement la question de la maltraitance animale. L’urgence médiatique est rarement bonne conseillère.

Si la FNC a alerté, depuis de nombreuses semaines, sur le manque de cohérence de cette loi, sur l’absence d’objectivité quant aux réels effets de ces interdictions d’un point de vue économique et social, elle appelle aujourd’hui à ce que cette proposition de loi soit rejetée en Commission puis le cas échéant dans l’hémicycle.