Chaque nouvelle saison nous apporte de précieux moments de convivialité, de bonheurs simples en connivence avec la nature, n’en déplaisent aux « anti-tout ». Le chasseur, l’agriculteur, le pêcheur sont régulièrement pris pour cible et déclarés coupables au nom d’une « pseudo » modernité sinistre et culpabilisante ! La radicalité est le nouveau concept à la mode écologiste qui confond action et interdiction.

Il est en effet plus facile de désigner de « pseudo » responsables de la perte de biodiversité au niveau mondial, et d’interdire tout ou partie de leur activité, que de reconnaitre que l’écologie de terrain, telle que nous la pratiquons, fait partie de LA solution.

Le sort réservé aux chasses traditionnelles en est le triste exemple. Le conseil d’État, la plus haute juridiction administrative, a changé son fusil d’épaule – si j’ose dire – après 30 ans de jurisprudence constante en notre faveur. Le ministère de la Transition écologique qui avait jusque-là fait preuve d’une paresse coupable en argumentant a minima ses propres arrêtés, les a réécrits selon les demandes du Conseil d’État et soumis à consultation. Ces arrêtés viennent d’être publiés au journal officiel en fixant pour cette saison les quotas de capture. Il n’empêche que ces arrêtés vont sans aucun doute être attaqués notamment par la LPO qui en déjà fait l’annonce !

La remise en cause, il y a quelques semaines, de ce symbole de notre patrimoine rural a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Notre mobilisation depuis le début sur ce dossier a atteint son point culminant, le samedi 18 septembre, dans plusieurs villes emblématiques. Une marée orange pour la défense de nos modes de vie s’est formée tout au long de cette journée de manifestations qui s’est déroulée dans le calme et avec dignité. Des cortèges impressionnants par leur longueur, composés de chasseurs mais aussi d’agriculteurs, de pêcheurs, du monde de l’équitation et du cirque ont rassemblé des familles composées de beaucoup de jeunes et de femmes.

L'écologie de terrain, telle que nous la pratiquons, fait partie de LA solution.

Preuve que le monde rural veut être entendu et écouté face aux vociférations de ceux qui nous préparent un modèle de société pavé d’interdits, aux lubies vertes des technocrates hors-sol, sans oublier les attaques incessantes dont la chasse fait l’objet. Merci à tous les chasseurs et ruraux qui se sont mobilisés. Cette démonstration de force montre à quel point nous sommes attachés à ce qui fait l’ADN de la France.

Pour que notre mode de vie perdure, il faut nous mobiliser. Devenir des militants de notre cause n’est plus une option, c’est aujourd’hui une obligation. La diversité de la chasse française, qui fait notre force, doit se montrer unie et solidaire.

Vous l’aurez compris, cette nouvelle saison, je la veux combattive et militante. La FNC travaille à l’idée d’une grande mobilisation nationale au mois de mars dont les modalités sont encore à définir. La voix des ruraux doit émerger de ce bruit de fond idéologique nauséabond à quelques mois de l’élection présidentielle.

La ruralité est un art de vivre et partie intégrante de notre patrimoine.

Soyez certain de mon engagement total au service de la défense de la chasse Française.

Je compte sur vous. J’ai besoin de vous,

Willy Schraen

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