Reconnue d’utilité publique en 1983, elle est devenue un acteur incontournable de cet immense chantier qu’est la protection de l’environnement et de la biodiversité. Son rôle est d’acquérir, de réhabiliter et de gérer des territoires dans un but conservatoire tout autant que d’informer et développer des animations d’éducation à la nature sur ces mêmes territoires.

En matière de gouvernance, elle est administrée par un conseil d’administration composé de 12 membres : des représentants de l’État (ministère de l’Écologie et ministère de l’Intérieur) des personnalités qualifiées et des représentants des grandes régions cynégétiques.

La Fondation est propriétaire de

  • 220

    sites répartis dans 64 départements

  • 6000

    hectares, c'est la superficie que ces sites représentent

Mise en place d’observatoires de sentiers de découverte ou toutes autres animations d’éducation à la nature

Animée à l’origine par la problématique des oiseaux d’eau, son action était tournée vers la protection des marais arrière-littoraux. Plus tard, elle déploie son programme à l’ensemble du territoire national et se tourne vers les milieux bocagers et forestiers, propices à l’accueil du petit et du grand gibier. Au milieu des années 2000, la Fondation rayonne aussi à l’international lorsqu’elle participe à des programmes de réhabilitation en Lettonie et au Sénégal. A ce jour, elle est propriétaire de près de 6 000 hectares répartis dans 64 départements métropolitains. Ce sont les fédérations qui sont à l’origine des projets d’acquisitions qu’elles proposent à la Fondation. Une fois les acquisitions réalisées, elles sont amenées à gérer ces territoires et à les mettre en valeur par la mise en place d’observatoires, de sentiers de découverte ou toutes autres animations d’éducation à la nature. Le financement de la Fondation est assuré par des donations volontaires émanant des FDC et de donateurs privés. De plus en plus, la Fondation fait appel à d’autres financements (agences de l’eau, collectivités territoriales, Europe…).

En 2019, le patrimoine foncier de la Fondation s’est enrichi de 54 hectares de prairies humides en Gironde, d’une forêt alluviale de 17 hectares dans le Jura, de 11 hectares de Landes dans le Morbihan auquel viendront prochainement s’ajouter les sites de Vielmur et du Maze dans le Tarn, deux zones humides de 6 et 15 hectares.

Lac de Grand-Lieu

© Dominique Gest

De l’acquisition foncière à la communication

Parallèlement à cette politique d’acquisition, la Fondation propose aux fédérations de développer sur leurs territoires des projets ambitieux comme des opérations menées en faveur des enfants de 7 à 12 ans en est un bon exemple. Encadrés par des chasseurs bénévoles, ils apportent grâce à des ateliers ludiques des savoirs essentiels pour comprendre l’environnement, en explorer les richesses et en utiliser les ressources.

Un espace ne doit pas être considéré comme figé et être mis sous cloche

La Fondation s’est également inscrite dans une démarche de publications avec la réalisation de guides de randonnées : un bon moyen de découvrir, seul, entre amis ou en famille la beauté et la richesse de ces territoires. Le dernier publié, Randos nature à travers la France propose une cinquantaine d’itinéraires inédits à travers la France. L’action de la Fondation démontre qu’un espace ne doit pas être considéré comme figé et être mis sous cloche. Une bonne gestion ne peut être que collective et doit pouvoir respecter tous les usages traditionnels : l’agriculture bien sûr, mais également la pêche et la chasse.

De l’acquisition à la gestion

L’acquisition est une chose importante, mais la gestion qui doit suivre l’est tout autant. C’est sur ce dernier volet que la Fondation concentre aujourd’hui ses efforts. La réhabilitation et la conservation des territoires acquis apparaissent comme les deux objectifs prioritaires des achats de la Fondation mais la gestion ne doit pas s’arrêter là. Ces espaces ne doivent pas être mis sous cloche et les activités humaines traditionnelles, indispensables à la survie des espaces ruraux, doivent y être maintenues. Il est indispensable que soient mis en place des opérations de communication, notamment en direction du jeune public. Acquérir, réhabiliter, gérer et informer apparaissent comme les principales missions de la Fondation qui contribue en cela pleinement à la préservation de la biodiversité.

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