2 programmes pour agir
au quotidien

La nature est dans l’ADN des chasseurs, ils se sont dotés de programmes collaboratifs pour agir au service de l’environnement, quantifier leurs actions, les faire connaître et profiter d’un échange d’expérience.

L’application Cyn’action biodiv, lancée en 2016, a fait les preuves de son utilité. Elle permet à tout un chacun de savoir ce qu’il se passe de positif au service de la biodiversité à côté de chez lui, par l’implication directe des chasseurs.

Le dispositif "Eco-contribution" créé par la loi chasse de juillet 2019 est une dotation obligatoire des chasseurs assortie à un soutien de l’Etat dans le but de financer la mise en œuvre d’actions concrètes, proposées par les Fédérations de chasseurs au service de la biodiversité. Ces projets, sélectionnés sur dossiers sont évalués en totale transparence tout au long de leur mise en œuvre.

Amélioration de la transparence pour la faune sauvage à titre expérimental sur plusieurs tronçons particulièrement accidentogènes du Canal du Nivernais et du Canal latéral à la Loire

Dans le contexte territorial français, la loi de 1976 sur les études d’impact, puis les lois Grenelle dans les années 2000 ont établi un cadre réglementaire de plus en plus exigeant sur les Infrastructures de Transports. Ce cadre d’études a favorisé l’émergence de nouvelles pratiques d’ingénierie visant à la transparence écologique des ITT suivant la règle de l’Evitement-Réduction-Compensation (ERC). Le Schéma National des Infrastructures de Transports (SNIT) insiste sur la réduction de l’empreinte environnementale du système de transport afin de favoriser et préserver la biodiversité. Cela consiste à limiter le plus possible la fragmentation des espaces naturels en lien avec le développement des infrastructures, et pour les infrastructures existantes, à reconstituer là où cela est nécessaires, les transparences écologiques. Dans cette perspective, des actions sont inscrites dans le schéma, dont :
– « des actions visant à reconstituer (…) les transparences écologiques des secteurs à enjeux. Cette action répond également à la politique nationale Trame Verte et Bleue visant au maintien des continuités écologiques. Il s’agit par exemple de mettre en place (…) des réseaux, des passages à faune et des ouvrages de transparence. »
Aujourd’hui, le déplacement de la faune sauvage peut être perturbé voire même interrompu par différents obstacles comme une route, une voie ferrée, etc… Le département de la Nièvre est traversé sur quasiment toute sa longueur par le canal du Nivernais et par le canal latéral à la Loire sur une petite partie au sud-ouest. Ces canaux sont gérés par les Voies Naviguables de France (VNF). Cela fait plusieurs années qu’il est assez fréquent de retrouver des cadavres d’animaux dans ces deux canaux. La FDC58 a donc lancé en 2019 une enquête auprès de 70 territoires (résultats joints à la présente fiche). Cela avait pour objectif de cibler le type d’espèces et le nombre d’individus concernés. L’enquête a montré que les chevreuils (57%) et les sangliers (29%) étaient les espèces les plus touchées et que les zones les plus impactées traversées souvent un massif forestier. En effet, 94 chevreuils et 42 sangliers ont été retrouvés noyés sur l’année cynégétique 2018/2019. Les autres espèces touchées sont : le renard (7), le blaireau (12), le chien (1), le lièvre et les grands cervidés. On retrouve également des espèces protégées comme le hérisson, l’écureuil ou encore le chat domestique. Ces résultats n’apparaissent pas dans l’enquête et sont des recueils des agents de VNF.

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