2 programmes pour agir
au quotidien

La nature est dans l’ADN des chasseurs, ils se sont dotés de programmes collaboratifs pour agir au service de l’environnement, quantifier leurs actions, les faire connaître et profiter d’un échange d’expérience.

L’application Cyn’action biodiv, lancée en 2016, a fait les preuves de son utilité. Elle permet à tout un chacun de savoir ce qu’il se passe de positif au service de la biodiversité à côté de chez lui, par l’implication directe des chasseurs.

Le dispositif "Eco-contribution" créé par la loi chasse de juillet 2019 est une dotation obligatoire des chasseurs assortie à un soutien de l’Etat dans le but de financer la mise en œuvre d’actions concrètes, proposées par les Fédérations de chasseurs au service de la biodiversité. Ces projets, sélectionnés sur dossiers sont évalués en totale transparence tout au long de leur mise en œuvre.

Etude de la répartition et des déplacements des populations de la grande faune en vallée du Rhône et en vallée du Gier (CVB Grand Pilat – ETU3.1.2)

L’étude précédemment menée en vallée du Rhône (CTCB Grand Pilat « 2014-2019 » – ETU4.1) a permis d’équiper cinq sangliers et un chevreuil de colliers GPS, 130 sangliers de boucles auriculaires, pour préciser les zones de déplacement. Cette étude a permis de mettre en évidence que les grands ongulés (sanglier et chevreuil) sont capables de franchir les infrastructures linéaires de transport présentes sur le secteur, ainsi que le fleuve Rhône. Cependant, à la lumière des conclusions d’échanges avec l’OFB (ex ONCFS) pour le traitement des données GPS, les données disponibles ne sont pas suffisantes pour qualifier précisément la fonctionnalité des corridors  écologiques identifiés dans le SRCE sur le secteur du point de vue des grands ongulés, ou de définir plus précisément leur localisation et leur nature.

Les études précédentes (CVB Saint-Etienne-Métropole – ETU11 ; CTCB Grand Pilat – ETU4.1) ont mis en évidence une forte rupture écologique entre le Massif du Pilat et les Monts du Lyonnais du fait d’une juxtaposition d’un fort
niveau d’urbanisation et d’infrastructures linéaires de transports dans la vallée du Gier. Toutefois ces études n’excluent pas la présence potentielle de corridors dont il est nécessaire de vérifier la fonctionnalité effective en s’appuyant sur l’étude d’espèces cibles (grande faune terrestre pour cette étude) avec des moyens plus efficaces que le suivi des ouvrages par piège photo.

Deux approches complémentaires sont engagées :
Approche quantitative : évaluer le degré de fragmentation de part et d’autre de l’A47 et de l’A7 via une analyse de la composition génétique des noyaux de populations. Les outils génétiques (marqueurs microsatellites) permettront d’évaluer l’intensité de la circulation des gènes entre les noyaux de populations retenus : nord de l’A47 ; sud de l’A47 (Pilat) ; ouest de la Vallée du Rhône (Pilat) ; secteur compris entre le Fleuve Rhône et l’autouroute A7 ; est de l’autoroute A7. La comparaison de ces noyaux de populations permettra d’évaluer l’intensité des échanges. En revanche, si des échanges ont lieu, la méthode ne permettra pas d’identifier par où passent les animaux (corridors)

Approche qualitative : suivi des déplacements d’individus d’espèces cibles (grands ongulés) par colliers GPS pour identifier les éventuels secteurs de traversée des infrastructures linéaires le long de la Vallée du Rhône et de la
Vallée du Gier. Cette méthode permettra de définir par où passent les animaux (corridors) mais ne permettra pas d’évaluer l’intensité des échanges entre les noyaux de population (ou autrement dit, de quantifier leur niveau
d’isolement)

Les deux approches sont donc complémentaires pour à la fois définir l’intensité des échanges des noyaux de population (effet de fragmentation, ou transparence des ouvrages ?) et d’identifier les éventuels corridors fonctionnels pour le déplacement des ongulés sauvages (par extrapolation : la mésofaune).

Avec le soutien financier de l’Union Européenne (FEDER)

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