2 programmes pour agir
au quotidien

La nature est dans l’ADN des chasseurs, ils se sont dotés de programmes collaboratifs pour agir au service de l’environnement, quantifier leurs actions, les faire connaître et profiter d’un échange d’expérience.

L’application Cyn’action biodiv, lancée en 2016, a fait les preuves de son utilité. Elle permet à tout un chacun de savoir ce qu’il se passe de positif au service de la biodiversité à côté de chez lui, par l’implication directe des chasseurs.

Le dispositif "Eco-contribution" créé par la loi chasse de juillet 2019 est une dotation obligatoire des chasseurs assortie à un soutien de l’État dans le but de financer la mise en œuvre d’actions concrètes, proposées par les Fédérations de chasseurs au service de la biodiversité. Ces projets, sélectionnés sur dossiers sont évalués en totale transparence tout au long de leur mise en œuvre.

Perdr’Hauts-de-France : La perdrix grise, une espèce bioindicatrice en Hauts-de-France

La Perdrix grise est intimement liée à l’espace agricole. Nichant au sol, oiseau de lisière, insectivore dans les premières semaines de sa vie, nécessitant des éléments fixes comme abris et repères, elle est le bio-indicateur idéal de la qualité des milieux agricoles. La perdrix est une espèce dite parapluie. Les aménagements pérennes du territoire, mis en place par les fédérations des chasseurs, sont bénéfiques à l’espèce et à l’ensemble de la biodiversité mais aussi à l’environnement au sens large. En effet, l’effet lisière induit par les bandes aménagées notamment, apporte une biodiversité importante (insectes auxiliaires et pollinisateurs mais aussi les oiseaux comme les alouettes, bruants, oedicnèmes etc.,). La Perdrix grise connait, à l’heure actuelle, un déficit de population lié à plusieurs facteurs dont l’évolution des paysages et notamment la simplification de grandes zones de plaines qui fait baisser la capacité d’accueil mais aussi à une météorologie en période de reproduction particulièrement défavorable au cours de ces 10 dernières années. Devant cette situation, il est important d’améliorer notre connaissance de l’espèce afin de renforcer l’efficacité de nos actions agroenvironnementales.

Notre programme PERDR’HAUTS-DE-FRANCE, qui bénéficie du soutien financier de la Région Hauts-de-France, de la Fédération Nationale des Chasseurs et de l’Office Français de la Biodiversité, repose  sur une meilleure connaissance des populations de perdrix grise. Pour ce faire, le comptage de printemps constitue le premier paramètre à évaluer. Il vise à déterminer la densité de couples reproducteurs de perdrix grises au début du printemps (nombre de couples/100 ha de SAU). Ensuite, il est impératif d’évaluer le succès reproducteur de l’espèce. C’est pourquoi, nous effectuons après la moisson un échantillonnage des compagnies. Il permet de définir le nombre de jeunes par poule. En combinant ces deux indices, nous sommes en mesure de dresser un état de la population de perdrix grise régionale sachant que pour constituer un bon capital reproducteur, il faut en moyenne 12 couples aux 100 hectares et que pour assurer le renouvellement de l’espèce, le nombre de jeunes par poule doit être au minimum de 4.

E complément, nous cherchons à analyser les effets des pratiques agricoles ainsi que les bienfaits de différents aménagements sur la disponibilité en invertébrés (ressource alimentaire de la perdrix) pour ensuite proposer une meilleure gestion du territoire en faveur de l’espèce. Pour ce faire, les protocoles de l’Observatoire Agricole de la Biodiversité (placette vers de terre, planche à invertébrés, nichoir pollinisateur, transect papillon) sont menés sur différentes parcelles et aménagements.

 

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