2 programmes pour agir
au quotidien

La nature est dans l’ADN des chasseurs, ils se sont dotés de programmes collaboratifs pour agir au service de l’environnement, quantifier leurs actions, les faire connaître et profiter d’un échange d’expérience.

L’application Cyn’action biodiv, lancée en 2016, a fait les preuves de son utilité. Elle permet à tout un chacun de savoir ce qu’il se passe de positif au service de la biodiversité à côté de chez lui, par l’implication directe des chasseurs.

Le dispositif "Eco-contribution" créé par la loi chasse de juillet 2019 est une dotation obligatoire des chasseurs assortie à un soutien de l’État dans le but de financer la mise en œuvre d’actions concrètes, proposées par les Fédérations de chasseurs au service de la biodiversité. Ces projets, sélectionnés sur dossiers sont évalués en totale transparence tout au long de leur mise en œuvre.

Réduction de l’impact de la fauche mécanique sur le petit gibier de plaine et recherche/développement de nouvelles technologies

Les travaux de récolte qu’ils soient céréaliers ou fourragers figurent parmi les opérations agricoles les plus destructrices pour la faune sauvage. Ils coïncident la plupart du temps avec les phases de nidification et d’envol des oiseaux de plaine (perdrix, faisan..) ou de mise-bas des mammifères et d’élevage de leurs jeunes (chevreuil,  lièvre…). Au regard de ce constat, la Fédération Régionale des Chasseurs a lancé en 2020 un programme visant à limiter l’impact de la fauche.

La phase bibliographique réalisée en 2019 et reprenant les données de différentes études, a permis de mettre en évidence l’efficacité de la barre d’effarouchement mais aussi du drone en terme de réduction de la mortalité tout en gardant à l’esprit leurs contraintes d’utilisations.

Pour la barre d’effarouchement, les contraintes majeures sont les suivantes :

– outil à usage spécifique (c’est-à-dire pour les travaux de fauche), d’autres travaux des cultures s’avèrent pourtant aussi meurtrier ;

– lors de son utilisation le chauffeur doit descendre de sa cabine pour « déplier » la barre, celle-ci étant à fonctionnement manuel.

– la barre n’est efficace qu’en cas de faible vitesse d’avancement du tracteur (environ 8km/h).

C’est pourquoi un nouveau prototype « multi-usage » et doté d’un vérin hydraulique a vu le jour dans l’optique de supprimer les 2 premières contraintes. La barre d’effarouchement conçue a vocation à être un outil compatible à un maximum des travaux d’une exploitation agricole susceptibles d’occasionner des pertes de biodiversité.

Le compte rendu du test proposé par un bureau d’étude a démontré l’efficacité de notre prototype. Devant ces résultats encourageants, nous avons procédé à l’achat de 40 barres qui ont été mises à disposition des agriculteurs et structures volontaires. La crise sanitaire a perturbé le déroulé du projet mais 21 bénéficiaires ont pu tester en 2020 cette barre d’effarouchement. Les exploitants agricoles individuels sont majoritaires (GAEC, EARL) suivis par les structures collectives agricoles spécialisées qui travaillent sur de grandes surfaces ou avec de nombreux adhérents (CUMA, ETA). A noter, le test effectué par la Communauté Urbaine de Dunkerque pour conduire un travail sur leurs espaces naturels et la prévention de la faune sauvage lors d’opération de gestion de sites. Lors des différents tests, ont été épargnés notamment 65 Faisans et 30 lièvres.

Un drone a également été acquis afin de réaliser des suivis sur plusieurs secteurs à enjeux de la région (zones à fortes potentialités de couvaison d’espèces particulières comme la barge à queue noire, le râle des genêts etc..). Mais le confinement de 2020 et les difficultés d’approvisionnement du matériel qui ont suivies n’ont pas permis d’effectuer ces suivis spécifiques.

Enfin, en complément, nous avons développé un partenariat l’École Supérieure d’Ingénieurs en Electrotechnique et Electrotechnique d’Amiens pour le développement d’un capteur de détection associé à un dispositif de relevage.

Ce projet a pu être mis en œuvre grâce au soutien financier de la Région Hauts-de-France, de la Fédération Nationale des Chasseurs et de l’Office Français de la Biodiversité.

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