Nos réponses

Idées reçues sur les chasseurs

Pourquoi la société d’aujourd’hui rejette la chasse et ne la comprend plus ?

Il a y a une méconnaissance de la chasse dans la société actuelle qui explique en grande partie son rejet. A l’opposé, plus les Français se déclarent informés sur les pratiques de la chasse moins ils y sont opposés. C’est qu’a montré un sondage IFOP que la FNC a commandé en 2021. Cette image dégradée ne doit toutefois pas masquer le fait que les Français reconnaissent de réelles vertus à la chasse. Ainsi, pour six personnes interrogées sur dix (60 %), les chasseurs se montrent utiles pour l’entretien des espaces naturels. De la même manière, plus de sept sur dix (73 %) jugent positives les actions des chasseurs comme la plantation des haies. Cette opinion illustre parfaitement le rôle des chasseurs comme acteurs reconnus dans la gestion de la biodiversité dans les territoires ruraux.

Dans notre pays plus qu’ailleurs, la chasse est avant tout une pratique très populaire. N’oublions jamais que le droit de chasser a fait partie des exigences des révolutionnaires lors des premières heures de la République en août 1789. Symbole du peuple libéré, elle incarne cet équilibre fragile entre la notion de liberté individuelle, de droit de propriété et l’accès aux richesses de la nature. Il est vrai que depuis la révolution, cette incarnation est moins vive au sein d’une société déconnectée de la nature et la méconnaissant. L’humanisation de l’animal, et maintenant du végétal qui est une rupture profonde avec le monde naturel, a provoqué un bouleversement majeur. Pour beaucoup de nos concitoyens, l’animal est devenu sacré par essence. Sacré et donc intouchable. Pour eux, l’équilibre naturel doit se faire sans les hommes.

Idées reçues sur les chasseurs

Pourquoi la réforme de la chasse est-elle si généreuse avec les chasseurs ?

En quoi serait-elle généreuse ? La réforme de la chasse votée en juillet 2019 a instauré de nouvelles missions pour les fédérations départementales des chasseurs (FDC). Pas de cadeaux donc mais de nouvelles responsabilités attribuées !

Si les ressources des fédérations ont donc augmenté depuis cette réforme, c’est en raison de ces nouvelles missions. En effet, l’État a transféré des missions dont il avait auparavant la charge : la gestion des plans de chasse et celle des ACCA (Associations communales de chasse agréés).

Par ailleurs, l’engagement au service de la biodiversité de la fédération nationale des chasseurs (FNC) ainsi que son réseau est reconnue par l’agrément au titre de la protection de l’environnement obtenu depuis 2012. En plus des actions menées depuis longtemps par les chasseurs, le législateur a souhaité, par cette réforme de la chasse, les démultiplier et instaurer un dispositif dit d’éco-contribution dans la loi du 24 juillet 2019. Ainsi, sur chaque validation de permis, 5 € sont versés par les chasseurs et complétés par 10 € issus de l’État pour mener des actions en faveur de la biodiversité soit une enveloppe totale d’un peu moins de 15 M€.

Idées reçues sur les chasseurs

Dégâts de sangliers : les chasseurs ne sont-ils pas les pompiers pyromanes ?

Les chasseurs français ne sont pas des pompiers pyromanes. L’explosion des populations de sangliers est multifactorielle. Le réchauffement climatique influe positivement sur le nombre de portées et négativement sur la mortalité des marcassins. La multiplication de grandes parcelles notamment de maïs qui apportent aux sangliers des ressources alimentaires et des cachettes favorise la prolifération de l’espèce. La population de sangliers peut tripler quand il y a de la nourriture à disposition et des hivers doux.

Ce n’est d’ailleurs pas un problème français c’est un problème européen et mondial. En Suède par exemple n’avait pas de sangliers il y a 20 ans.

Aujourd’hui on compte près de 150 000 prélèvements par an. Les USA ont totalisé 1,5 milliard de dollars de dégâts de gibier faits aux cultures agricoles. En France, la charge annuelle des dégâts aux cultures agricoles s’élève à 77 millions d’euros payés intégralement par les Fédérations de chasseurs.

Idées reçues sur les chasseurs

La chasse est-elle respectueuse de la nature et des espèces ?

La chasse est respectueuse de la nature et des espèces. Elle accorde une valeur prioritaire à la conservation des écosystèmes et des milieux. Par leurs interventions quotidiennes sur le terrain, les chasseurs agissent directement pour la préservation et la restauration du patrimoine naturel favorable à la reproduction des espèces. Ils participent aussi à la sauvegarde d’espèces menacées et régulent les prédateurs ainsi que les espèces invasives notamment à la demande des pouvoirs publics dans la cadre de missions de service public. Les chasseurs favorisent ainsi le bon équilibre agro-sylvo-cynégétique. Les chasseurs sont des acteurs légitimes au service de la biodiversité car ils possèdent une expertise et une connaissance de la faune et de la flore.

La FNC est d’ailleurs une association agrée protection de l’environnement.

 

Idées reçues sur les chasseurs

Les chasseurs sont-ils des sadiques ?

La chasse est avant tout le plaisir de la quête, De tout temps la chasse a fait vibrer les hommes et les femmes, de toutes conditions par le fait d’être en immersion dans la nature et de se confronter à l’animal sauvage sur son propre terrain. Les chasseurs mettent tout en œuvre pour éviter ou abréger les souffrances du gibier. En aucun cas, les chasseurs sont sadiques. Ils ont une éthique qui leur est propre et ils respectent les animaux. D’ailleurs, les chasseurs ne prendraient absolument aucun plaisir à tuer un animal en dehors d’une action de chasse. La chasse est un tout. Et, une journée de chasse ne se termine pas nécessairement par un prélèvement et ce n’est pas pour autant que la journée aura été « ratée ».

Idées reçues sur les chasseurs

La chasse est-elle le plaisir de tuer ?

La chasse est avant tout le plaisir de la quête, De tout temps la chasse a fait vibrer les hommes et les femmes, de toutes conditions par le fait d’être en immersion dans la nature et de se confronter à l’animal sauvage sur son propre terrain. Les chasseurs mettent tout en œuvre pour éviter ou abréger les souffrances du gibier. En aucun cas, les chasseurs sont sadiques. Ils ont une éthique qui leur est propre et ils respectent les animaux. D’ailleurs, les chasseurs ne prendraient absolument aucun plaisir à tuer un animal en dehors d’une action de chasse. La chasse est un tout. Et, une journée de chasse ne se termine pas nécessairement par un prélèvement et ce n’est pas pour autant que la journée aura été « ratée ».

Idées reçues sur les chasseurs

La chasse est-elle dangereuse ?

Non la chasse n’est pas une activité dangereuse en tant que telle, car elle est extrêmement encadrée et réglementée. Cette activité qui est le troisième loisir des Français, est un loisir de plein air parmi les sûres devant les sports aquatiques, de montagne et mécaniques.  Formés à l’utilisation de son arme, les chasseurs sont très sensibilisés à la sécurité. La FNC et son réseau fédéral sont totalement mobilisés sur cet enjeu pour les chasseurs et les non-chasseurs. La FNC a souhaité inscrire dans la loi, lors de la dernière réforme de la chasse en juillet 2019, l’obligation faite à tous les chasseurs, tous les 10 ans, de suivre une formation « sécurité décennale ». Elle consiste en une remise à niveau de leurs connaissances sur la sécurité. L’objectif est de former 100 000 chasseurs par an. Peu de pratiques dites de loisir peuvent se prévaloir d’un tel dispositif qui témoigne du sens des responsabilités des chasseurs. De plus, les schémas départementaux de gestion cynégétique gérés par les Fédérations départementales des chasseurs intègrent un renforcement des règles de sécurité.

 

Idées reçues sur les chasseurs

La chasse est-elle cruelle ?

C’est faux. La chasse n’est pas cruelle. Les mots ayant un sens ; la cruauté se définit comme un penchant à faire souffrir. Il est faux de prétendre que les chasseurs auraient comme seul objectif de faire souffrir un animal.

En revanche, Il est évident que la chasse renvoie de façon claire et sans détours à la notion de vie et de mort. Notre société refuse d’accepter la mort et rejette violement tous ceux qui le lui rappellent. Pourtant, la mort donnée à la chasse est celle qui perpétue la vie à travers, par exemple, la consommation de la proie. Le chasseur la donne à l’animal avec responsabilité et respect en s’inscrivant ainsi dans le cycle de la nature.

Idées reçues sur les chasseurs

Le combat des chasseurs est-il passéiste comme l’affirment les militants écologistes ?

La chasse fait partie intégrante de l’histoire, de l’identité et de la culture rurale de nos territoires. Cette activité légale, strictement encadrée, qui a su évoluer avec son temps, n’est en rien passéiste. En effet, de plus en plus de jeunes et de femmes sont intéressés par la chasse qui figure toujours parmi les activités préférées des Français. Peut-être parce que la campagne au regard d’une France qui s’est fortement urbanisée ces dernières années, présente à nouveau de l’attrait et avec elle les activités qui s’y pratiquent ? La chasse dynamise également la vie associative des campagnes par les nombreux événements organisés au cœur de ces territoires. Elle est créatrice de liens entre les différents habitants des zones rurales, une valeur qui est tout sauf passéiste.