La FNC a réuni, du 4 au 6 mars, plus de 300 participants représentant le réseau dynamique de la chasse française lors de son congrès annuel. L’action concrète des chasseurs en faveur de la défense de la nature et de sa biodiversité a été au centre de ses travaux.

Le président de l’OFB (Office Français de la Biodiversité), Thierry Burlot, qui vient d’être élu, a pour sa première sortie choisi d’intervenir lors du congrès de la FNC. Ce qui est un signe fort de sa considération pour le travail réalisé sur le terrain, chaque jour par les chasseurs, pour protéger la faune et la flore.

Pierre Dubreuil, le directeur de l’OFB, organisme qui n’a pas d’équivalent en Europe, a insisté sur les valeurs que porte la ruralité dont la chasse est l’une des composantes importantes alors que ces territoires sont quelque peu oubliés par la République. « C’est dans la ruralité que s’exprime le lien social. Et les chasseurs participent à cette vie rurale. Les décideurs doivent l’avoir à l’esprit » a-t-il souligné.

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Pierre Dubreuil, directeur de l'OFB

Thierry Burlot, président de l’OFB

« Nous ne devons pas manquer ce rendez-vous avec l’histoire ! » a souligné le président de la FNC, Willy Schraen. Face à une écologie en mode hors-sol, déconnectée de la vraie vie des territoires, qui se pratique avec assiduité au niveau Français et Bruxellois, Willy Schraen a rappelé l’urgence de retrouver le chemin de la raison, tous ensemble, en faisant « l’union sacrée de toutes les composantes de la ruralité ». A une écologie de salon, trop souvent sous cloche qui n’aide pas les ruraux, préférons « une écologie qui permette une économie rurale sur nos territoires » a-t-il lancé.

Plus d’un million de chasseurs œuvrent chaque jour pour que
la nature soit plus accueillante.
Willy Schraen, président de la Fédération Nationale des Chasseurs

A ce titre deux conventions de partenariat ont été signées, lors de ce congrès avec la Fédération française de cyclotourisme et la Moutain Bikers Foundation. L’enjeu est d’aboutir à une nature apaisée afin que nos activités se pratiquent, ensemble, sur nos beaux territoires.

Le président de la FNC, Willy Schraen a conclu ce congrès, en rappelant que « lorsque l’écologie aura fini sa crise de puberté, et qu’elle aura compris tout l’intérêt de conserver cette approche humaine et pragmatique de la gestion des espèces et des territoires, alors le temps du bonheur reviendra, et nous serons montrés en exemple pour nos compétences et nos actions. Je terminerai par cette phrase de Jean Gabin qui résume à elle seule la médiocrité de notre présent sociétal : aujourd’hui ce ne sont pas les valeurs qui se perdent, c’est la connerie généralisée qui triomphe ! Puisse ce triomphe être de courte durée…Vive la ruralité ! Vive la chasse ! »


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