Procès menaces contre Willy Schraen

Dans ce contexte, le verdict du tribunal de Saint-Omer concernant les 8 prévenus qui ont menacé de mort par voie électronique, Willy Schraen, le président de la FNC donne le ton d’une justice qui reconnait les 8 prévenus coupables, ce qui est une première en la matière, mais ne les condamne pas à des peines de prison (avec sursis ou ferme) pour l’un d’entre eux, comme demandé par le procureur dans sa réquisition.

Il est plus que temps que ces délinquants de la toile, apprennent que le « vivre ensemble », socle de notre démocratie, n’est pas négociable !

Les harceleurs qui menaçaient le patron des chasseurs et sa famille de mort sur la toile sont condamnés à suivre des « stages de citoyenneté » et à payer des amendes et des dommages-intérêts. Dans le contexte actuel, il est plus que temps que ces délinquants, apprennent que le « vivre ensemble », socle de notre démocratie, n’est pas négociable !

Lors du procès le 24 septembre, le procureur de Saint-Omer, Patrick Leleu avait requis des peines de prison de 4 à 12 mois avec sursis pour 7 des 8 prévenus et une peine de 6 mois ferme pour l’un d’entre eux qui purge par ailleurs une mise à l’épreuve dans une autre affaire. Ces harceleurs sont âgés de 20 à 70 ans, avec des situations modestes. Ils ont tous été absents lors de l’audience. Le jugement rendu ce jour par le tribunal correctionnel de Saint Omer, tient compte de la situation économique précaire des 8 individus condamnés pour ce qui concerne les dommages-intérêts.

Le procureur avait rappelé, le 24 septembre, que le président de la FNC, avait pris position lors d’une interview live en mai sur le site chassons.com non pas de façon personnelle mais en qualité « de personne chargée de mission de service publique ». Willy Schraen répondait aux questions des internautes sur l’impact des chats sur la biodiversité.

Je suis déçu par ce jugement dont les peines sont trop faibles alors que la culpabilité des 8 personnes est reconnue. Mais, derrière ce verdict, il ne s’agit pas de ma seule personne mais je pense à toutes les victimes de cet acharnement sur les réseaux sociaux. J’ai donc décidé de faire appel de l’ensemble de ces décisions dans l’intérêt de ceux qui sont victimes de ce type de menaces et dont la liberté d’expression est ainsi travestie.
Willy Schraen, Président de la FNC

Volontairement déformés par des influenceurs « anti-chasse » et sortis de leur contexte, ces propos ont provoqué un déferlement de haine d’une rare violence avec près de 2 000 appels de menaces et d’insultes sur les réseaux sociaux.

Pour Willy Schraen, président de la FNC : « Je suis déçu par ce jugement dont les peines sont trop faibles alors que la culpabilité des 8 personnes est reconnue. Mais, derrière ce verdict, il ne s’agit pas de ma seule personne mais je pense à toutes les victimes de cet acharnement sur les réseaux sociaux qui peut être à l’origine d’actes de barbarie inqualifiable. L’actualité récente le montre. Même le prévenu qui purge une mise à l’épreuve dans une autre affaire, reconnu coupable, n’écope pas de prison ferme malgré la demande du procureur. J’ai donc décidé de faire appel de l’ensemble de ces décisions dans l’intérêt de ceux qui sont victimes de ce type de menaces et dont la liberté d’expression est ainsi travestie ».