La chasse : une pratique qui séduit de nouveaux publics potentiels en France
Une étude IFOP commandée par la Fédération nationale des chasseurs révèle que la chasse dispose d’un véritable potentiel de renouvellement et suscite l’intérêt de nouveaux publics. Un constat qui vient bousculer les idées reçues et ouvrir des perspectives concrètes pour l’avenir de la chasse en France.
L’étude de l’IFOP, présentée le 19 mars au congrès de la FNC, met en évidence une réalité : la chasse bénéficie d’un socle d’adhésion significatif et d’un potentiel de renouvellement bien identifié tout en restant toujours très discutée dans l’opinion.
Même si la chasse demeure un sujet polarisant, une part importante de la population exprime une opinion favorable à la chasse. Ainsi, 32% des Français ont une bonne image de la chasse et 38% y sont même favorables.
Cette perception varie fortement selon les profils. Elle est notamment plus positive chez les hommes, les habitants des territoires ruraux ou encore les personnes en contact avec des chasseurs.
Un réel potentiel d’engagement
L’étude met en évidence l’existence d’un public intéressé par la chasse et sa découverte. Deux chiffres viennent bousculer les idées reçues : environ 17% des Français se déclarent curieux ou ouverts à cette pratique, dont 7% présentent un potentiel réel d’engagement pour passer le permis et devenir chasseur.
Ces profils partagent plusieurs caractéristiques : ils sont souvent en contact avec la nature, s’intéressent aux activités de plein air et connaissent des chasseurs.
Il font donc partie des publics les mieux informés avec des chasseurs dans l’entourage et portent logiquement un regard plus positif et plus nuancé sur la chasse.
Les motivations exprimées par ces prospects sont claires et cohérentes. Elles reposent sur la pratique d’une activité de nature, la consommation d’une viande locale et durable, la convivialité et le partage sans oublier la participation à la régulation des espèces
La chasse s’inscrit ainsi dans des attentes contemporaines fortes, liées à l’environnement, à l’alimentation et au lien social.
Des freins souvent conjoncturels
Néanmoins, l’étude IFOP identifie plusieurs freins à l’entrée dans la pratique. Les principaux sont liés au refus de tuer des animaux, à la peur des accidents, au coût et à la complexité « administrative et réglementaire » liée à la pratique.
À cela s’ajoutent des éléments plus sociaux, comme la difficulté à intégrer un groupe de chasse ou le regard des autres (« la stigmatisation »).
Cependant, ces freins ne traduisent pas nécessairement un rejet définitif. Ils renvoient souvent à des obstacles pratiques ou culturels qui peuvent être franchis.
Un niveau d’information
L’un des enseignements de l’étude réside également dans le niveau d’information des Français. Une majorité des Français (58%) se déclare mal informée sur les pratiques de chasse, sa réglementation (68%) ou son rôle en faveur de la biodiversité (67%). Ce manque de connaissance influence directement les perceptions des différents publics.
Les raisons d’arrêt sont majoritairement liées à des contraintes de vie, comme le manque de temps, le coût ou des évolutions dans sa vie personnelles, plutôt qu’à une opposition de principe à la chasse.Willy Schraen, Président de la FNC
Un potentiel de reconquête important
L’étude met aussi en évidence un potentiel de retour à la chasse. Plus d’un ancien chasseur sur deux se dit prêt à reprendre la pratique dans les années à venir.
Les raisons d’arrêt sont majoritairement liées à des contraintes de vie, comme le manque de temps, le coût ou des évolutions dans sa vie personnelles, plutôt qu’à une opposition de principe à la chasse.
Au final, l’étude de l’IFOP montre que la chasse française se situe à un moment clé de son histoire. Elle met en lumière une réalité plus nuancée qu’il n’y paraît : si la chasse continue de susciter le débat, elle repose sur un socle d’adhésion réel et dispose d’un potentiel de renouvellement tangible. Entre l’intérêt de nouveaux publics, le retour possible d’anciens pratiquants et des attentes contemporaines liées à la nature et à l’alimentation, son évolution dépendra largement de sa capacité à mieux se faire connaître et à faciliter l’accès à la pratique. Dans cette perspective, la Fédération nationale des chasseurs, à l’origine de cette étude IFOP, prépare un plan d’action à destination du réseau fédéral afin de lever les freins identifiés, d’accompagner l’arrivée de nouveaux publics et de favoriser le retour des anciens chasseurs.
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