Afin de préserver la biodiversité, le Président de la République Emmanuel Macron compte sur la création de la police de l’environnement au sein de l’OFB (Office français de la biodiversité), comme demandée par la FNC. « Cela doit être la priorité de ce nouvel office » souligne Willy Schraen, le président de la fédération nationale des chasseurs.

Sur les 2 800 agents du nouvel Office français de la biodiversité, 1 900 ont la fonction d’inspecteurs de l’environnement

Cette police « rurale, de la nature, de la chasse et de la pêche » annoncée par la Président de la République est rattachée à l’OFB. Créé en début d’année, ce nouvel office est issu de la fusion de l’Agence pour la biodiversité (AFB) et de l’Office National de la Chasse et la Faune Sauvage (ONCFS). L’AFB, par sa police de l’eau veillait à l’entretien des ruisseaux et rivières tandis que l’ONCFS ciblait les opérations de braconnage, les trafics ou la protection d’espèces protégées. Désormais, ces deux structures doivent assurer ensemble des missions de prévention, d’information mais aussi de police. Ils disposent de pouvoirs de police judiciaire, c’est-à-dire qu’ils peuvent constater des infractions, enquêter et identifier les responsables sans toutefois les placer en garde à vue. Pour chaque département, Pierre Dubreuil – Directeur Général de l’OFB – compte sur un effectif de 15 à 25 inspecteurs de l’environnement (gardes chasses et d’inspecteurs de la police de l’eau) : « Sur les 2 800 agents du nouvel Office français de la biodiversité, 1 900 ont la fonction d’inspecteurs de l’environnement ».

Pour la FNC, favorable à un renforcement de la police environnementale y compris dans la loi créant l’OFB, la vigilance s’impose. Il s’avère que la grande liste des missions de l’OFB sur les enjeux liés à l’eau, la terre et l’air, l’obligera à en prioriser certaines.

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Willy Schraen,

président de la Fédération Nationale des Chasseurs

Pierre Dubreuil,

Directeur Général de l'OFB
Je pense que le besoin de police rurale est tel aujourd'hui qu'un échelon supplémentaire de police cynégétique et de petite police de proximité environnementale semble incontournable.

Ainsi, les fédérations de chasseurs pourraient jouer ce rôle extrêmement complémentaire avec l’OFB pour que les mailles du filet ne comportent aucun trou. « Nous avons ce réseau exceptionnel avec nos agents de développement, nos gardes particuliers, nos piégeurs et bien sûr l’ensemble de nos chasseurs » ajoute-il. Ainsi, les fédérations de l’Oise, du Haut-Rhin ou du Doubs par exemple, ont mis en place des partenariats avec la gendarmerie nationale.

Une des prochaines étapes souhaitée par la FNC devrait être la création d’un délit d’entrave rural, cher aux chasseurs et aux agriculteurs. La législation répressive doit être renforcée quand la liberté de pratiquer une activité légale est bafouée, comme on le constate trop souvent dans nos campagnes.


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