Amies chasseresses, Amis chasseurs,

Depuis le début de l’été, nous traversons une période de fortes turbulences pour les chasseurs et les ruraux que nous sommes et c’est la raison de mon écrit.

Il n’est pas question que l’on reste sans réagir face aux menaces qui pèsent sur nos chasses traditionnelles et, à termes, sur tous nos modes de chasse, sans exception.

C’est dans ce contexte que le Référendum d’initiative partagée (RIP) vient d’être lancé par trois grands patrons soutenu par toutes les associations qui veulent interdire, entre autres, la chasse et l’élevage dans notre pays, et des parlementaires qui ignorent voire méprisent notre façon de vivre.

Notre nécessaire mobilisation va bien au-delà de la chasse car ce sont donc nos valeurs rurales et la vie quotidienne dans nos campagnes qui sont violemment attaquées par des « anti-tout ». Ils ignorent tout de la nature, et veulent voir disparaître, les chasseurs, les pêcheurs, les éleveurs, les bergers, les cavaliers mais aussi les artisans, les petits commerçants… et ceux qui aiment une campagne vivante et diversifiée. Ces « donneurs de leçons » rêvent d’une nature et d’une campagne sous cloche où les femmes et les hommes sont exclus, où les interdits remplacent le bon sens et une gestion partagée de la nature. Le risque est grand de voir nos campagnes mourir économiquement et socialement en se vidant de toutes activités.

Le leader du « parti du non-sens écologique », Yannick Jadot, n’a-t-il pas annoncé qu’il souhaitait que la France sorte de la chasse ! Le même, qui en 2017, nous assurait que la gestion de la chasse fonctionnait bien et que des progrès étaient visibles !

Les intentions sont dorénavant, on ne peut plus claires. C’est un combat politique pour sauver cette ruralité, forte de nos valeurs de tolérance et solidarité, qui s’ouvre pour la présidentielle de 2022 !

Dans la suite logique de cette déclaration, vous pourrez aussi découvrir, lancées par les mêmes, de nouvelles idées plus lumineuses les unes que les autres. Comme la fin de l’« exploitation » des abeilles et de la consommation de leur miel, ou la perspective de mettre fin à la torture des végétaux par la fermeture des fleuristes sadiques qui décapitent les fleurs et les plantes à des fins d’exploitation commerciales… Est-ce par ce genre d’âneries que l’on va réellement préserver la biodiversité et la cohésion de nos territoires ?

Ceux qui pensent que ces gourous adeptes de l'écologie punitive/u> et l’Europe les épargneront, se trompent lourdement !

Et c’est en surfant sur cette vague qui traduit une fracture idéologique sans précédent que notre ministre de tutelle, Barbara Pompili vient de décider de mettre un terme à un mode de chasse tout à fait légal – la chasse à la glu – car fondé sur une dérogation européenne. Un caprice politique, au mépris de la loi et de la démocratie, qui en vérité n’en est pas un, et qui augure probablement de nouvelles décisions de ce genre. La ministre de la transition écologique se sent investie d’un rôle de chevalier blanc ou plutôt vert, proposant par exemple, il y a quelques mois, de supprimer les barbecues en France pour cause de particules fines, et les terrasses chauffées ! Et ceux qui pensent que ces gourous adeptes de l’écologie punitive et l’Europe les épargneront, se trompent lourdement !

Nous savons que les actions punitives des « anti-tout » ne s’arrêteront pas, et que nous allons vivre un enfer si nous ne commençons pas à réagir. La destruction de nos cabanes de chasse et de nos miradors n’est qu’un début. Des groupuscules extrémistes écologistes et animalistes violents qui nous menacent de mort tous les jours, se sentent soutenus par les récentes prises de positions de Politiques inconscients. Cette idéologie est en train de semer les graines des futures tempêtes que nous allons devoir affronter.

C’est pourquoi, ce samedi 12 septembre, les chasseurs à la glu ont décidé de se rassembler, entourés de nombreux soutiens, à Prades (66), de 10 h à 13 h, sur les terres du Premier ministre, Jean Castex. Je serai bien sûr à leurs côtés. Je soutiens également les chasseurs et les agriculteurs qui ont décidé d’aller manifester pacifiquement leur mécontentement devant les permanences des parlementaires qui ont signé le RIP, ce même samedi 12 septembre. Nous préparons également d’autres actions au niveau national et européen. Je vous tiendrai évidemment au courant de celles-ci!

Vous savez tous que je ne suis pas un grand adepte de la manifestation. Mais comme le dialogue est rompu, et que seule l’idéologie punitive des extrêmes semble avoir de l’écho, je vais donc me battre à vos côtés, pour préserver l’avenir de la chasse, de nos valeurs rurales et de nos modes de vie à la française !

Willy Schraen