2 programmes pour agir
au quotidien

La nature est dans l’ADN des chasseurs, ils se sont dotés de programmes collaboratifs pour agir au service de l’environnement, quantifier leurs actions, les faire connaître et profiter d’un échange d’expérience.

L’application Cyn’action biodiv, lancée en 2016, a fait les preuves de son utilité. Elle permet à tout un chacun de savoir ce qu’il se passe de positif au service de la biodiversité à côté de chez lui, par l’implication directe des chasseurs.

Le dispositif "Eco-contribution" créé par la loi chasse de juillet 2019 est une dotation obligatoire des chasseurs assortie à un soutien de l’Etat dans le but de financer la mise en œuvre d’actions concrètes, proposées par les Fédérations de chasseurs au service de la biodiversité. Ces projets, sélectionnés sur dossiers sont évalués en totale transparence tout au long de leur mise en œuvre.

Valoriser et démocratiser l’outil « Sem’obord » mis au point dans le cadre du projet agrifaune pour servir d’outil dans une gestion qualitative des bordures de chemin

Dans leurs prérogatives, les fédérations départementales des chasseurs constatent à travers leurs actions de protection et d’expertise que l’érosion de la biodiversité perdure, en particulier au niveau de la strate agricole qui représente 45,9 % du territoire régional. Dans le cadre du Schéma Régionale de Cohérence Ecologique, les fédérations des chasseurs proposent de participer au renforcement et à la conservation des trames vertes et bleues en recréant des continuités écologiques reliant les réservoirs de biodiversité.
Le bord de chemin est parfois le seul élément non cultivé de la plaine agricole. Celui-ci représente donc un enjeu incontestable dans la gestion des éléments fixes du paysage. L’aménagement du bord de chemin enrichit la diversité floristique des espaces agricoles dont les parcelles cultivées sont majoritairement en monoculture. Il constitue ainsi une zone de refuges pour l’ensemble de la petite faune de plaine (insectes, oiseaux, petits mammifères, etc.), est source de nourriture essentielle en période de reproduction et favorise le déplacement de la faune et de la flore entre deux réservoirs de biodiversité.

Le projet débutera par la compilation des données bibliographiques agrifaune, hommes et territoires, des données diagnostics et cartographiques afin de définir une stratégie. L’identification des zones prioritaires engendrera la mise en place de réunions d’informations sur les zones ciblées avec les acteurs concernés. Parallèlement, un prototype Sem’obord autonome tracté par « Viking » sera élaboré. Suite à l’acquisition du prototype, il fera l’objet de tests préalables sur une zone ciblée en condition réelle afin d’expertiser la fiabilité de l’outils, ses limites et son utilisation. Une méthodologie de déploiement de l’outil et de vulgarisation du projet sera organisée notamment au travers de réunions de présentation en amont de la réalisation des travaux. Suite à l’aménagement des bords de chemin, des protocoles de suivi faunistique et floristique ainsi que l’évaluation de l’impact du projet sur la biodiversité seront entrepris. De ce diagnostic, découlera une phase de réflexion et d’analyse sur la stratégie à mener en aval.

« avec le soutien financier de l’OFB »

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