Présentée comme une démonstration scientifique, une récente étude sur les ESOD diffusée par le Muséum national d’histoire naturelle de Paris suscite une vive indignation du côté des chasseurs et des piégeurs.

Derrière la mise en scène d’un gentil renard injustement accusé, ses conclusions interrogent : aucun lien entre régulation et dégâts, et des coûts prétendument jusqu’à 8 fois supérieurs aux dommages évités. Une interprétation jugée biaisée par les chasseurs, acteurs de terrain, qui rappellent cette réalité passée sous silence dans cette étude : l’engagement bénévole des chasseurs et des piégeurs, estimé à 130 millions d’euros par an au service de l’intérêt général.

Cette étude omet une évidence : si les dégâts ne baissent pas, c’est peut-être précisément parce que la régulation actuelle permet d’en contenir l’augmentation.

Plus encore, cette étude omet une évidence : si les dégâts ne baissent pas, c’est peut-être précisément parce que la régulation actuelle permet d’en contenir l’augmentation. Pour Willy Schraen, le président de la FNC, « Cette pseudo-étude […] conclut que malgré la régulation de 1,7 million de nuisibles, la facture des dégâts ne baisse pas. C’est très amusant comme conclusion. Personne n’a imaginé objectivement, que c’était peut-être grâce à ce niveau de régulation que les dégâts n’augmentent justement pas ! » Une hypothèse en effet écartée d’un revers de main par l’auteur de l’étude qui démontre que son raisonnement est orienté. Dans ce contexte, alors que la révision de la liste des ESOD est imminente, il est évident que cette publication est un outil militant, destiné à peser sur le débat public.

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