Tourterelle des bois : le Conseil d’État rejette la demande de One Voice et maintient la chasse
L’arrêté ministériel publié le 21 août qui fixe le plafond national à 12 000 prélèvements a résisté à l'attaque de l’association One Voice. Le juge des référés n’a pas suivi l’argument qui invoquait notamment l’état de conservation de l’espèce en France pour tenter de justifier sa demande de suspension immédiate.
La chasse de la tourterelle des bois avait de nouveau été autorisée en France en 2025, après 4 années de suspension, dans un cadre strictement réglementé et sous gestion adaptative.
Dans son ordonnance de ce jour, le juge relève que la réouverture de cette chasse s’inscrit dans le cadre des recommandations scientifiques formulées au niveau européen. Le groupe d’experts de la Commission européenne a constaté une augmentation significative des effectifs de tourterelles des bois à l’échelle du couloir migratoire ouest-européen, avec une hausse globale de 46,6% depuis 2021.
Le Conseil d’État souligne un point essentiel : pour une espèce migratrice, les enjeux de conservation doivent être appréciés à l’échelle de « l’ensemble de leur aire de répartition », et non au seul regard de l’évolution des populations nicheuses françaises.
Cette décision remet une nouvelle fois la science au centre du débat. Lorsque les indicateurs permettent une chasse durable, il n'y a aucune raison de maintenir une interdiction par principe idéologique.Willy Schraen, Président de la FNC
Pour la FNC, cette décision constitue une reconnaissance importante du principe de gestion adaptative des espèces, fondée sur la science et les données, qui est compatible avec les objectifs de conservation de l’espèce. Cette gestion contribue aussi à faire progresser les connaissances scientifiques de ces espèces.
La FNC rappelle que la gestion adaptative repose précisément sur cette logique : observer, mesurer, adapter les prélèvements et réévaluer à la hausse ou à la baisse les décisions en fonction de l’évolution des populations.
Pour Willy Schraen, président de la Fédération nationale des chasseurs : « Cette décision remet une nouvelle fois la science au centre du débat. La chasse de la tourterelle des bois n’a pas été rouverte au hasard l’an passé. Cette décision repose sur des données scientifiques fiables, sur l’amélioration constatée de la population et sur un quota strict et respecté. Lorsque les indicateurs permettent une chasse durable, il n’y a aucune raison de maintenir une interdiction par principe idéologique. »