La France a du gibier. Beaucoup de gibier. Elle a des chasseurs qui ont prélevé plus de 800 000 sangliers la saison dernière. Un niveau inédit. Elle a aussi des artisans, des restaurateurs et des consommateurs de plus en plus attentifs à l’origine et à la qualité de ce qu’ils mangent.

Pourquoi importer ce que nos territoires produisent déjà ?

Une évidence : mieux valoriser ce que nos territoires produisent déjà plutôt que continuer à l’importer.

Et elle dispose désormais d’une marque, initiée par la Fédération nationale des chasseurs, capable de fédérer toutes ces énergies : « Gibiers de France ». Alors, qu’attendons-nous pour faire le lien entre nos tableaux de chasse et l’assiette des Français ?

Car le paradoxe est là : plus de la moitié du gibier commercialisé en France provient encore de l’importation, alors même que nous disposons, sur notre territoire, d’une ressource sauvage et abondante.

À l’heure où les Français demandent davantage de traçabilité, de proximité et de produits français, consommer notre propre gibier tombe sous le sens. La venaison a aujourd’hui toute sa place dans nos assiettes.

C’est aussi un enjeu de souveraineté alimentaire. Et celle-ci ne peut pas se limiter à un slogan. Les sécheresses plus fréquentes et plus intenses fragilisent notre agriculture, élevage compris. La venaison ne prétend évidemment pas répondre, à elle seule, à ce défi. Mais la souveraineté alimentaire commence par une évidence : mieux valoriser ce que nos territoires produisent déjà plutôt que continuer à l’importer.

Changer d’échelle pour structurer la filière venaison

Des filières capables de donner de nouveaux débouchés à nos tableaux de chasse.

Avec « Gibiers de France », nous avons enclenché cette dynamique. 12 mois après le lancement de la marque, les premiers résultats montrent qu’une attente existe. Elle donne à la filière une identité commune, davantage de lisibilité, de visibilité et de confiance. Mais une marque, à elle seule, ne suffira pas. Il faut maintenant changer d’échelle.

Notre ambition est claire : construire de véritables filières françaises de la venaison, capables de relier chasseurs, collecteurs, transformateurs, artisans, restaurateurs, distributeurs et consommateurs ; des filières ancrées dans nos territoires, créatrices d’activité, d’emplois et de valeur. Des filières capables, surtout, de donner de nouveaux débouchés à nos tableaux de chasse.

Pour y parvenir, nous devons lever les obstacles qui freinent encore trop souvent les initiatives. Protéger le consommateur est une exigence. Mais cela ne doit pas conduire à décourager ceux qui veulent entreprendre, transformer, commercialiser et faire vivre cette filière. Nous ne manquons pas de gibier. Nous manquons encore de liberté pour le valoriser.

C’est notre prochaine bataille : faire sortir le gibier du seul univers de la chasse pour le faire entrer pleinement dans celui de l’alimentation. Pour cela, nous devons désormais franchir une nouvelle étape : donner envie aux Français de consommer du gibier français.

Faire du gibier une viande du quotidien

Nous devons franchir une nouvelle étape : donner envie aux Français de consommer du gibier français.

Heureusement, les lignes commencent à bouger. Mais pour réussir, il nous faut aussi changer profondément l’image du gibier.

La venaison ne doit plus être perçue comme une viande réservée aux grandes occasions. Barbecue, plancha, burger, brochettes, bolognaise ou tartare : le gibier doit être une viande du quotidien, simple à cuisiner, conviviale et accessible.

Et cet enjeu est aussi celui du pouvoir d’achat. À l’heure où le budget alimentaire reste une préoccupation majeure pour de nombreux Français, mieux structurer la filière doit permettre de rendre le gibier français plus accessible, à davantage de consommateurs.

C’est notre prochaine bataille : faire sortir le gibier du seul univers de la chasse pour le faire entrer pleinement dans celui de l’alimentation. Pour cela, nous devons désormais franchir une nouvelle étape : donner envie aux Français de consommer du gibier français.

Donner envie de redécouvrir le gibier

Valoriser français, transformer français, consommer français : voilà notre ambition !

Notre prochaine campagne télévisée, diffusée en novembre, portera précisément cette ambition : donner envie de redécouvrir le gibier. Demain, je veux que les Français regardent la venaison comme une richesse de nos terroirs, porteuse d’un savoir-faire, d’une histoire et d’une identité.

Valoriser français, transformer français, consommer français : voilà notre ambition !

Avec « Gibiers de France », nous avons posé les fondations. Nous avons la ressource. Nous avons les savoir-faire. Nous avons les acteurs.

À nous, maintenant, de libérer la filière et de donner aux Français l’envie de mettre le gibier français au cœur de leurs assiettes.

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