La FNC auditée sur les défis de la promotion de la venaison française
La promotion de la venaison française et les freins rencontrés ont été au cœur de l’audition organisée par le groupe d’études chasse et pêche de l’Assemblée nationale.
« La venaison est un sujet clé à la croisée des enjeux de gestion durable du gibier, de la lutte contre le gaspillage alimentaire et de la structuration d’une filière française » a expliqué Daniel Labaronne, député et président du groupe d’études chasse et pêche de l’Assemblée nationale, le 21 janvier, dans le cadre d’une audition. La FNC invitée à y participer a assuré de sa pleine mobilisation pour promouvoir et rendre accessible la venaison française notamment grâce à la marque label « Gibiers de France » lancée en octobre 2025.
De plus en plus de venaison
Le contexte est marqué par une hausse des populations de grands gibiers (sangliers/cerfs/chevreuils) très importante. Les prélèvements des chasseurs en 50 ans ont été multipliés par 24 sur l’espèce sanglier. Parallèlement, la baisse du nombre de chasseurs durant cette même période aboutit à l’équation suivante : plus de venaison à partager pour moins de chasseurs.
La FNC a sensibilisé les parlementaires sur le cadre règlementaire trop complexe qui limite la cession du gibier. De fait cette venaison est majoritairement destinée aux « circuits gris » à 55% (non identifiés). Rappelons que l’autoconsommation atteint 32.5%, les circuits courts 9% et les circuits longs seulement 3,5%.
Pour la FNC, le développement des circuits longs est évidemment une nécessité mais cela demande beaucoup de moyens et du temps. Dans l’immédiat, afin de diminuer les circuits « gris », il faut développer les circuits courts.Olivier Touchard, Responsable venaison I FNC
Des réglementations trop complexes
A ce titre, l’objectif qui est de développer les centres de collecte du gibier alors que 53% des départements chassés ne sont pas collectés, se heurte notamment à une instruction technique qui vient compliquer la réglementation du 1er octobre 2024. Celle-ci interdit les véhicules mobiles (camion ou remorque) pour refroidir le gibier. En clair, les collecteurs vont devoir investir dans une chambre froide fixe alors même que l’équilibre économique dans ce métier est complexe.
La FNC a aussi été interrogée par les parlementaires sur le bilan de l’expérimentation (arrêté 26 juin 2024) donnant la possibilité aux chasseurs de découper 1 carcasse jusqu’à 6 morceaux pour les vendre à un commerce de détail situé à 80 km maximum du territoire de chasse. Mise en place début 2025 avec 10 territoires autorisés, elle est seulement opérationnelle sur 3 territoires car cette règlementation est aussi trop complexe.
L’enjeu est d’assouplir toutes ces règles tout en assurant une sécurité sanitaire optimale et ainsi donner un large accès à cette viande extraordinaire à un plus grand nombre de consommateurs.
« Gibiers de France » : la nouvelle référence de confiance pour une viande 100% française, sauvage et durable
À l’initiative de la FNC, la marque-label « Gibiers de France » qui a été lancée aujourd’hui, se positionne comme la nouvelle référence pour la viande de gibier sauvage 100% française.
La viande de gibier : un vecteur d’avenir pour la chasse !
L’atelier national venaison organisé par la FNC et ses partenaires a rassemblé plus d’une centaine de professionnels hier, au Musée de la Chasse et de la Nature à Paris.