C’est un véritable harcèlement que subissent les préfets et les fédérations des chasseurs des Hautes-Alpes, de l’Ariège, des Hautes-Pyrénées, de l’Isère et de la Haute-Savoie de la part de certaines associations dites de protection de la nature.

La stratégie de la chaise vide du Ministère de la Transition Ecologique s’est encore une fois manifestée. Le Préfet des Hautes Alpes était absent lors de l’audience au Tribunal Administratif de Marseille concernant l’arrêté qu’il a pourtant pris quelques jours plus tôt.

Les associations de défense de la nature qui visent à interdire la chasse de ces espèces n’accomplissent pas d’action positive sur ces territoires

Pour l’essentiel, les juges des référés ont censuré les préfets avec des motifs très divers et selon des rédactions d’ordonnances parfois contestables dont le Conseil d’Etat aura à examiner en cassation la légalité.

La prise de ces arrêtés par les préfets s’est pourtant fondée sur les indices de reproduction de ces espèces de montagne qui leur ont permis d’autoriser dans le respect de la gestion adaptative des quotas de prélèvements très modestes sur les espèces concernées.

Interdire la chasse ne donne aucun résultat de nature à inverser la tendance au déclin de certaines espèces. C’est même tout le contraire. Les chasseurs, au plus près de la nature, entretiennent les biotopes de ces espèces. On peut à ce titre rappeler l’exemple du Grand-Tétras : interdit à la chasse depuis plus de 30 ans dans les Vosges, les Alpes et le Massif jurassien, il a depuis disparu des Alpes et est au bord de l’extinction dans les Vosges et le Jura. A l’inverse, il a continué à être autorisé à la chasse dans les Pyrénées et son état de conservation y est meilleur, sans être complètement sécurisé.

Le paradoxe, c’est que les associations de défense de la nature qui visent à interdire la chasse de ces espèces ne sont pas présentes concrètement sur ces territoires et n’accomplissent pas d’action positive, comme par exemple la participation aux comptages et aux observations de printemps et d’été.

Les fondamentalistes de la protection de la nature et du principe de précaution pourront toujours continuer à clamer au scandale de la perte de biodiversité, sans agir autrement que par les tribunaux face à des acteurs de terrain de la biodiversité, que sont les chasseurs.

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