À la tribune de l’UniREVcité, l’université d’été du mouvement REV d’Aymeric Caron, Sandrine Rousseau a appelé son public à se rendre dans les forêts et les campagnes, à l’ouverture de la chasse, pour « empêcher » celle-ci et se tenir « debout, face à eux, physiquement » devant les chasseurs.

Les mots ont un sens. Et lorsqu’une députée choisit délibérément ceux de la confrontation physique, elle porte une lourde responsabilité.

Le respect du vivant commence aussi par le respect des êtres humains.

On peut combattre politiquement les chasseurs et défendre une conception différente de notre rapport à la nature et à l’animal. Tout cela appartient au débat démocratique.

Mais appeler des militants à aller physiquement à la rencontre des chasseurs pour les empêcher de pratiquer une activité parfaitement légale, ce n’est pas du courage politique, c’est de l’irresponsabilité crasse.

Les chasseurs ne sont ni des délinquants ni des citoyens de seconde zone. Ils n’ont pas à se cacher, à s’excuser ou à accepter d’être désignés comme des adversaires auxquels il faudrait aller faire face « physiquement ».

À force de prétendre défendre le vivant, certains semblent oublier une évidence : le respect du vivant commence aussi par le respect des êtres humains.

Au même moment, lors des universités d’été de La France insoumise, l’eurodéputée Manon Aubry a expliqué qu’il faudrait « interdire les milliardaires », allant jusqu’à les qualifier de « formes de nuisibles ».

De son côté, Philippe Poutou arborait fièrement, aux côtés de Sandrine Rousseau, un tee-shirt portant la mention « Éco-terroriste ».

Mais, mis bout à bout, ces mots finissent par dessiner une mécanique politique préoccupante : « Si notre radicalité ne vous plaît pas, c’est que vous faites partie du problème », a expliqué Sandrine Rousseau. Et si vous faites partie du problème, vous finissez par devenir, pour reprendre le vocabulaire employé par Manon Aubry, un « nuisible ».

Car il ne s’agit plus seulement de combattre une idée, une pratique ou un modèle de société. Il s’agit progressivement de disqualifier ceux qui ne partagent pas leur vision du monde.

La FNC va également écrire au Premier ministre, au ministre de l’Intérieur et au garde des Sceaux pour les alerter sur la gravité de cette radicalisation du discours public visant les chasseurs et sur les risques de confrontation sur le terrain auxquels de tels propos peuvent conduire. Elle souhaite également savoir comment les pouvoirs publics comptent défendre les chasseurs s’ils sont victimes d’agression.

Pour la Fédération nationale des chasseurs, la ligne rouge est franchie. C’est cette dérive totalitaire de la pensée que la FNC dénonce aujourd’hui.

La FNC exige que les chasseurs bénéficient du même respect et de la même protection que tous les autres citoyens français.

C’est pourquoi la FNC a décidé de ne pas en rester aux déclarations.

La FNC va déposer plainte contre Sandrine Rousseau.

La gravité des déclarations de Sandrine Rousseau a d’ailleurs déjà conduit un député à effectuer un signalement auprès de la procureure de la République de Tours sur le fondement de l’article 40 du Code de procédure pénale.

La FNC va également écrire au Premier ministre, au ministre de l’Intérieur et au garde des Sceaux pour les alerter sur la gravité de cette radicalisation du discours public visant les chasseurs et sur les risques de confrontation sur le terrain auxquels de tels propos peuvent conduire. Elle souhaite également savoir comment les pouvoirs publics comptent défendre les chasseurs s’ils sont victimes d’agression.

Elle saisit également la présidente de l’Assemblée nationale pour que des sanctions soient prononcées contre Sandrine Rousseau.

La FNC exige que les chasseurs bénéficient du même respect et de la même protection que tous les autres citoyens français.

Au-delà des mots, il faut également rappeler le droit.

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