CONSULTATION PUBLIQUE | Mobilisons-nous pour défendre nos chasses traditionnelles !
Les projets d’arrêtés soumis à consultation visent à renforcer et sécuriser l’encadrement réglementaire de ces pratiques traditionnelles, afin de garantir leur conformité avec la directive européenne « Oiseaux ». Élaborés en collaboration entre le ministère, la Fédération Nationale des Chasseurs et les cinq Fédérations départementales concernées, nous sommes favorables à ces projets d’arrêtés et appelle tous les chasseurs à participer à la consultation.
Le projet d’arrêté relatif à la capture de pigeons ramiers et de pigeons colombins à l’aide de pantes et de pantières, ainsi que les projets d’arrêtés fixant le nombre maximum de pigeons ramiers et colombins pouvant être capturés, viennent d’être mis en consultation du public.
Ces textes ont pour objectif de refondre et de renforcer l’encadrement réglementaire de ces 2 chasses traditionnelles afin d’en assurer la sécurité juridique et la conformité avec les exigences de la directive « Oiseaux ».
Ils ont été rédigés en totale collaboration entre le ministère, la FNC et les 5 fédérations départementales des chasseurs concernées. Nous sommes donc bien entendu favorables à ces projets et vous invitons à déposer un commentaire avec en titre « favorable au projet ».
La consultation publique est ouverte jusqu’au 28 septembre prochain.
Voici pourquoi il faut donner un AVIS FAVORABLE aux projets d’arrêtés relatifs à la capture de pigeons ramiers et de pigeons colombins à l’aide de pantes et de pantières et fixant le nombre maximum de spécimens pouvant être capturés :
1. Des pratiques compatibles avec la directive « Oiseaux »
La directive « Oiseaux » autorise expressément, en l’absence d’autre solution satisfaisante, le recours à des méthodes traditionnelles permettant, dans des conditions strictement contrôlées et de manière sélective, la capture de petites quantités d’oiseaux.
- La Cour de justice de l’Union européenne n’a jamais jugé que les chasses traditionnelles étaient, par principe, contraires au droit de l’Union. Elle a au contraire reconnu que l’emploi de méthodes de chasse traditionnelles pouvait constituer une « exploitation judicieuse » au sens de la directive.
- Les précédentes décisions de justice n’ont pas condamné le principe même de ces chasses traditionnelles : elles ont sanctionné l’insuffisance de la démonstration permettant de justifier le recours à la dérogation prévue par la directive.
- Les nouveaux projets ont précisément pour objet de répondre à ces exigences en renforçant et en détaillant la justification de ces pratiques.
La Cour de justice de l’Union européenne a reconnu que l’emploi de méthodes de chasse traditionnelles pouvait constituer une « exploitation judicieuse » au sens de la directive.
2. Des prélèvements très faibles, sans incidence sur l’état de conservation des espèces
- Le pigeon ramier et le pigeon colombin bénéficient tous deux du meilleur statut de conservation au niveau européen : ils sont classés en « préoccupation mineure ».
- Les captures réalisées à l’aide de pantes et de pantières représentent moins de 1% de la mortalité annuelle des populations concernées.
- Ces prélèvements, particulièrement limités, n’ont donc pas d’incidence sur l’état de conservation des deux espèces.
- Le pigeon ramier est d’ailleurs classé parmi les espèces susceptibles d’occasionner des dégâts dans plusieurs des départements concernés, ce qui témoigne localement de l’importance de ses effectifs.
Ces prélèvements, particulièrement limités, n’ont donc pas d’incidence sur l’état de conservation des deux espèces.
3. Un patrimoine culturel qui ne peut pas être remplacé par la chasse à tir
- La capture des pigeons ramiers et colombins à l’aide de pantes et de pantières dépasse largement la seule finalité consistant à prélever des oiseaux. Ces pratiques s’inscrivent dans un ensemble de cultures et de traditions locales anciennes, reposant sur des savoirs et savoir-faire transmis de génération en génération.
- Elles participent à la préservation d’un patrimoine architectural, artisanal, culinaire, cynégétique et linguistique propre aux territoires dans lesquels elles sont pratiquées.
- Leur intérêt réside dans tout ce qui entoure la capture : préparation et entretien des installations, maniement des filets, connaissance de la migration et du comportement des oiseaux, utilisation des appelants, observation, cuisine et transmission de ces savoir-faire aux nouvelles générations.
- L’objectif recherché par les pratiquants n’est donc pas le simple prélèvement d’un pigeon, mais la pratique et la transmission d’une technique traditionnelle particulière.
- La chasse à tir et la capture traditionnelle à l’aide de filets constituent deux modes de chasse profondément différents. La chasse à tir ne permet pas de reproduire les gestes, les savoir-faire, les installations et la dimension collective et culturelle propres aux pantes et aux pantières.
L’objectif recherché par les pratiquants n’est donc pas le simple prélèvement d’un pigeon, mais la pratique et la transmission d’une technique traditionnelle particulière.
4. Des méthodes dont la sélectivité est désormais démontrée
- Les pantes et les pantières sont des dispositifs non létaux : le déclenchement des filets résulte d’une action volontaire du chasseur, après identification des oiseaux et vérification de l’absence d’autres espèces.
- Le chasseur demeure présent à proximité immédiate du dispositif.
- La sélectivité repose sur l’adaptation des installations à l’éthologie et à la morphologie des pigeons, les caractéristiques des filets (taille des mailles), les périodes et lieux de capture ainsi que la surveillance permanente des dispositifs.
- Surtout, des expérimentations ont été conduites sur les pantes et les pantières dans les cinq départements concernés afin de mesurer concrètement la sélectivité de ces pratiques. Les résultats sont sans ambiguïté : les expérimentations ont démontré une sélectivité de 100%.
- Ces résultats de terrain confirment donc concrètement la sélectivité des dispositifs de capture traditionnels.
Ces résultats de terrain confirment donc concrètement la sélectivité des dispositifs de capture traditionnels.
5. Des pratiques strictement encadrées et contrôlées
- La pratique des pantes et des pantières est soumise à une autorisation individuelle, qui peut être retirée en cas de manquement à la réglementation.
- Les pratiquants doivent désormais avoir suivi une formation spécifique, portant notamment sur la réglementation, la reconnaissance des espèces, l’utilisation des dispositifs et le relâcher des éventuelles prises accidentelles.
- Les prescriptions techniques applicables aux installations et à leur utilisation sont renforcées afin de garantir leur sélectivité.
- Les prélèvements sont soumis à des plafonds stricts permettant de respecter le critère européen des « petites quantités ».
- Chaque prélèvement doit être déclaré en temps réel afin de permettre l’interruption immédiate des captures dès que le plafond autorisé est atteint.
- Les installations et les pratiques font l’objet de contrôles par les agents habilités.
Chaque prélèvement doit être déclaré en temps réel afin de permettre l’interruption immédiate des captures dès que le plafond autorisé est atteint.
Nous vous rappelons toute l’importance qu’il convient d’accorder à cette consultation publique, en y participant tout au long de sa période.