Le Conseil Supérieur de la Chasse devenu par la suite Office National de la Chasse s’est alors engagé dans cette voie devenant ainsi l’un des premiers et des plus importants employeur de scientifiques spécialistes de la faune sauvage en France (plus de 120 ingénieurs et chercheurs à l’ONC devenu ONCFS). Dans la foulée, les fédérations des chasseurs ont recruté plusieurs centaines de techniciens diplômés en gestion de la faune sauvage qui épaulent les scientifiques de l’actuel Office Français de la Biodiversité (OFB), conduisent des études de terrain et vulgarisent auprès des chasseurs ces nouvelles connaissances et les outils de gestion du gibier qui en découlent (plans de chasse, méthodes de comptage des espèces, soins sanitaires, aménagement
et gestion des habitats naturels, etc.) Cela fait près de 50 ans que ça dure !

Les fédérations des chasseurs ont donc recruté des ingénieurs et des scientifiques et initié nombre d’études avec les Universités de leurs régions. Certaines ont même créé des Instituts scientifiques :

  • l’IMPCF (Institut Méditerranéen du Patrimoine Cynégétique et Faunistique), spécialisé sur le petit gibier : Perdrix, Grives, Cailles, Lapins…. ;
  • le GIFS en Aquitaine (Groupe d’Investigations sur la Faune Sauvage), spécialisé sur les Colombidés ;
  • l’ISNEA (Institut Scientifique Nord-Est Atlantique) vise à l’amélioration de la connaissance et de la gestion des espèces sauvages et de leurs habitats.
  • L’OMPO (Oiseaux Migrateurs du Paléarctique Occidental), organisme scientifique contribuant à une meilleure connaissance des oiseaux palé-arctiques migrateurs et de leurs habitats.

Les Fédérations de chasseurs des départements de montagne sont aussi les « chevilles ouvrières » de l’OGM (Observatoire des Galliformes de Montagne), association regroupant des fédérations des chasseurs, des naturalistes, l’ONF, l’ONCFS (actuel OFB), des parcs naturels… Elle centralise en France les suivis des espèces de galliformes de montagne (tétras, lagopède, gélinotte, perdrix grise de montagne) pour assurer leur conservation et leur chasse durable. Il n’est pas d’association nationale de chasse spécialisée qui ne se soit investie avec ses chasseurs dans les suivis et études scientifiques d’une ou plusieurs espèces.

Le Tétras lyre

Priorité au scientifique : les actions de terrain

Tel est aujourd’hui le crédo de la chasse française avec à sa tête, la FNC. La FNC s’appuie en interne sur les compétences de ses scientifiques et sur les experts du Pôle National Scientifique (PNAS). Après avoir lancé en 2007 un vaste appel d’offres de recherches scientifiques en faveur du lapin, elle a financé pour près de 3 millions d’euros et durant 4 ans une dizaine de grands projets de Recherche auprès du CNRS, de l’INRA, de l’INSERM, de l’Université de Lyon, des Ecoles vétérinaires de Toulouse et Lyon, du CEMAGREF, de l’IMPCF et de l’ONCFS.

En 2009

En partenariat avec le cabinet d’expertise scientifique Naturaconst@, elle développait un programme de connaissance de la migration des oies cendrées avec une technologie innovante de pose de balises GPS embarquées.

oiseau

En 2013

Elle lançait et finançait (près de 2 millions d’euros) un programme scientifique national (PSN) comportant 20 projets de recherche, et se terminant en 2020.

L’investissement du monde de la chasse française en faveur de la connaissance scientifique pour une gestion et une chasse durable est donc très important et le sera de plus en plus. Cet investissement est rendu possible grâce aux financements apportés par les permis de chasser, illustrant ainsi un cercle vertueux peut-être quasiment unique où une activité – la chasse – autofinance elle-même la conservation de la ressource qu’elle exploite à savoir, le gibier.

La FNC renforce son influence

Avec l’aide de Naturaconst@, la FNC poursuit et renforce son investissement dans le scientifique initié en 2013. En 2019, 5 nouveaux articles scientifiques, issus de travaux & études confiés par la FNC à des Universités et des chercheurs, ont été publiés dans des revues de référence et ont ainsi matérialisé cet engagement.

5 nouveaux articles scientifiques ont été publiés en 2019

L’un démontre les biais des méthodes actuelles de comptage du Tétras-Lyre dans les Alpes, lesquels conduisent à une sous-estimation des populations. Un autre valorise les données des balises GPS posées sur les Oies cendrées et financées par les chasseurs, en apportant de nouvelles connaissances précieuses sur leurs comportements migratoires et d’hivernage. Un troisième valorise également les données de balises GPS posées sur des canards de surface. Le quatrième montre l’utilité des données collectées sur les spécimens prélevés à la chasse pour la gestion adaptative des oiseaux d’eau (Akorneo, vol.1 – 2019). Enfin, le dernier concerne la gale sarcoptique chez le Bouquetin ibérique et apporte de nouvelles connaissances fondamentales dans la mesure et l’évaluation des facteurs de stress chez les mammifères.

Tous ces articles ont été communiqués aux Fédérations des chasseurs, avec un résumé en français. Huit nouveaux articles scientifiques sont en cours de publication pour continuer à accroître la légitimité de la chasse dans la gestion des espèces.


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